Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne. Une salle multimodale inutile et coûteuse!

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J’ai, depuis l’annonce faite par Didier Mouly de créer une salle multimodale…., toujours considéré que ce n’était pas une priorité, tant pour des raisons économiques et sociales, que financières. Dans un contexte de crise des finances publiques durable, de raréfaction des ressources fiscales et de baisse des dotations de l’État, il convient de privilégier, en effet, plutôt des investissements publics au taux d’utilité, pour les contribuables Narbonnais, le plus élevé  possible, que des opérations de prestige, à vocation sportive et culturelle pour des publics ciblés, générant d’importantes dépenses de fonctionnement (1). De ce point de vue, l’extension de l’aménagement des  Barques jusqu’au parvis du Théâtre pour doter  notre cité d’une des plus belles  « places » de centre-ville de la future grande Région, eût été, me semble-t-il, beaucoup plus judicieux. Son intérêt d’usage et de fonction pour l’ensemble des Narbonnais est si évident qu’il n’est pas besoin de d’argumenter, comme on se passera aisément de longs développements pour en souligner sa pertinence économico-touristique, notamment.

Le devoir d’exemplarité de nos dirigeants est une exigence morale, sociale, politique… et économique

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Le scandale du jour l’est moins par sa nature que pour les raisons invoquées pour en contester son caractère. Comment croire en effet, une seule seconde, à l’argument avancé d’une rencontre de travail de Manuel Valls avec Monsieur Platini, pour justifier son voyage berlinois. Pathétique! Mais voyons plutôt ce que révèle ce genre « d’évènement ». Et écartons, pour l’heure, les règlements de compte entre clans, tendances et autres groupes au sein de son propre parti. Cela précisé pour que l’on m’épargne d’être d’une trop grande « naïveté politique »

Avec ce déplacement du premier ministre, accompagné de ses enfants, en avion et aux frais de l’Etat, pour assister au match Juventus Barcelone à Berlin, nous ne sommes pas, bien entendu, loin de là, dans une logique de corruption, de détournement de grandes sommes d’argents. Mais, par contre, c’est tout un état d’esprit, largement répandu dans notre classe politique, à tous les étages de notre administration publique, collaborateurs d’élus compris, qui, ainsi, nous est  montré. 

Chronique de Narbonne et de la Grande Région. La guerre des dames Delga et Pinel aura-t-elle bien lieu?

Pour la grande région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Le PS a désigné depuis longtemps sa tête de liste : il s’agit de la secrétaire d’Etat Carole Delga, qui mène déjà campagne avec Damien Alary, l’actuel régent du Languedoc-Roussillon, en numéro 2. Et Christophe Borgel, député PS de la Haute-Garonne, le monsieur élections au PS, vient de le déclarer tout net :  « Le PRG n’aura pas la tête de liste. Ils l’ont déjà eu pour les Européennes dans la grande circonscription PS. Rappelons que 11 des 13 départements de la future grande région sont détenus par le PS ». Une tête de liste que Jean-Michel Baylet revendiquait pour la ministre du Logement, la Tarn-et-Garonnaise Sylvia Pinel. Conséquence, si le PRG ne plie pas, Sylvia Pinel conduira une liste autonome, avec ou sans Philippe Saurel et ses amis.

Chronique de Narbonne et d’ailleurs. Un festival Sportfolio 2015 d’exception…

Remarquable édition 2015 de Sportfolio, le festival des plus belles images de sport de la planète, du 4 au 21 juin à Narbonne. Les organisateurs, Bénédicte d’Audigier et Gilbert Benedicto, nous présentent quatorze expositions, à ne rater sous aucun prétexte. Remarquable, ce Sportfolio l’est tant du point de vue de la variété des thèmes, admirablement présentés, que de leur traitement, par des auteurs au talent confirmé.  Une réussite qui tient aussi à une judicieuse et fort intelligente répartition de ces expositions en des lieux emblématiques du centre ville de Narbonne: cours Mirabeau, parvis de la Médiathèque, Palais des Archevêques… Les parcourir, les méditer, c’est en surplomb entrer dans d’autres images, celles de son patrimoine architectural et historique, de ses lieux de vie, sociaux et privés. Parmi toutes ces images, l’exposition présentée en hommage à Michel Birot: « Du jeu et des hommes », dans la Cour de la Madeleine du Palais des Archevêques, m’a particulièrement séduit. Michel Birot dont il est dit, dans le petit texte de présentation – je signale au passage une petite faute de répétition – qu’il était un fou de photo et de rugby (ou bien l’inverse). Un amoureux de ce sport de gentlemen, à l’évidence, qu’il célèbre ici avec de splendides images noir et blanc. Toutes les valeurs, notamment de solidarité dans l’effort, la joie et la souffrance, de ce sport sont ici   magnifiquement  sublimées…

Le PS d’Épinay est mort!

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Laurent Bouvet a accordé un entretien fleuve à FigaroVox. Il revient sur l’histoire du Parti socialiste et montre sa lente évolution depuis le congrès d’Epinay en 1971 jusqu’au congrès de Poitiers aujourd’hui.

Extrait

La disparition du «parti d’Epinay» est enfin, et surtout, annoncée par la transformation profonde de l’électorat socialiste et son rétrécissement. Ce qui avait fait sa puissance conquérante, c’est-à-dire son adéquation avec des couches sociales dynamiques et sa capacité d’attirer des catégories sociales différentes, n’est plus qu’un lointain souvenir. Le meilleur indice de la fragilité de ce qui est désormais désigné comme un électorat «progressiste» – celui évoqué plus haut dans la fameuse note de Terra Nova et composé de blocs minoritaires identifiés en fonction de tel critère identitaire culturel ou de tel territoire – est la rapidité de sa dislocation face aux exigences de l’action gouvernementale. Cet «électorat» n’existe plus comme socle politique sur lequel bâtir un rapport de force avec la droite ou l’extrême-droite, pas plus que comme refuge en cas de difficulté face à la conjoncture économique. La procédure des primaires, lancée comme une bouée de sauvetage n’ayant finalement servi qu’à entériner, institutionnellement, le processus de dégradation de la sociologie profonde du parti.

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