Elle s’appelleCharlotte Bouteloupet chronique à Télématin, sur la 2. Je ne l’ai pas vue. Entendue seulement. Je n’ai pas tout retenu, non plus. Même pas le titre du film. Uniquement ceci! Un « très, très… », pour attaquer, suivi par une rafale de « absolument formidable », me semble-t-il, « terriblement », je ne sais quoi, « furieusement », j’ai oublié, « formidablement », j’ai ignoré… Le tout en deux ou trois minutes, peut-être ! Rondement menées et carrément nulles.
William Wilkie Collins (1824-1889) était l’ami et le rival de Dickens. Borges a chanté ses louanges. Il est l’inventeur, d’une certaine manière, du thriller moderne. Je viens de terminer la lecture de ce roman: » Le secret « ; le plus noir qu’il ait jamais écrit. Formidable roman! A l’anglaise, et dans le style dit victorien… A l’emplacement 1431 de ma liseuse Kindle, ce passage…
L’usage des cartes de visite du Nouvel An est apparu assez tard. En effet, jusqu’au XVIIe siècle, les visites se rendaient toujours en personne. Un beau jour, certains industriels, plus avisés que d’autres, eurent la géniale idée de monter des agences, qui, contre la modique somme de deux sols, mettaient à disposition un gentilhomme, l’épée au côté, chargé d’aller présenter les compliments du « client » à domicile; et ce jusqu’à ce que soit inventée la carte de visite, qui finit par terrasser notregentilhomme de circonstance au nom d’un progrès technique que les révolutionnaires de 1789 eux mêmes ne parvirent pas à briser ( Abolie en décembre 1791, la coutume du Jour de l’An ne fut rétablie que six ans après, en 1797. ) Sans remonter à l’Ancien Régime, quand même! il faut bien reconnaître que ces anciens usages avaient une autre allure, une autre classe, osons le mot, que nos SMS et e-cartes envoyés en rafales à des milliers d’ amis. Et que personne, ou presque, ne lit…
La France n’est jamais elle-même qu’en ces temps de « vœux ». Indécrottablement monarchiste ! Du palais présidentiel jusqu’à la plus mesquine sous préfecture, en passant par les différents hôtels : de ville, de département et de région, tout ce que ce pays rassemble de notables, de courtisans, d’affidés, d’adeptes, de quémandeurs et de mercenaires se rassemble pour écouter l’oracle en chaire. Une pratique de « cour » qui fait tâche d’huile dans toutes nos institutions civiles et privées. Ainsi, dans ma petite ville, hier, le Président de la MJC formait-il ses vœux, après que son député-maire les ai faits la veille. Et tout ce petit monde crédule ou intéressé attendant avec impatience, et inquiétude, pour certains, de recevoir la consécration du petit carton de la sous-préfète. Du pain béni pour nos journalistes locaux qui, malheureusement, n’ont pas le talent de plume d’un Saint Simon pour nous régaler des dessous coquins de ces bals masqués républicains, préférant en assurer de plats comptes rendus truffés de clichés et de lieux communs. Déjà Marx notait que la bourgeoisie qui avait fait la révolution en France n’aspirait qu’à reproduire les mœurs et les rituels de l’Ancien régime. Nous y sommes encore ! Un de mes amis, qui fut le plus proche collaborateur officiel, d’abord, et officieux, ensuite, de Gérard Saumade, me disait que «pour se faire remarquer dans ces petites coteries il fallait désormais ne plus s’y rendre…» Je termine ce billet en citant celui qui fut longtemps Président du Conseil Général de l’Hérault et député. Un hommage en passant à celui qui, un jour de 1986, m‘a proposé de diriger son cabinet, un soir, dans ses appartements, autour d’une table,en compagnie de Dominique Renucci. Mais cela est une autre histoire ! Gérard Saumade est mort hier, à 85 ans. J’aimais cet homme !
Je ne sais pas vous, mais moi je suis à saturation. Je ne regarde plus les JT et les Unes des quotidiens. Impossible d’y échapper pourtant. Au bistrot ou au boulot, un commentaire vous y ramène. Même dans ma salle de sport, leurs trombines et petites phrases viennent m’agresser. Deux écrans géants diffusent en boucle l’info, celle de BFM TV ! Et quand ce ne sont pas les candidats, ce sont leurs portes flingues. Suivis de peu par les éditorialistes en chef. Quand ce n’est pas d’un sportif à qui on demande ce qu’il pense de la TVA sociale ! C’est à cela que je pensais en arrivant chez ma mère. Une fin d’après midi, où elle regardait, comme à l’accoutumée, un documentaire animalier sur ARTE. Que nous avons discuté de concert. Un moment en apesanteur où il était question de vie, tout simplement. Qui m’a rappelé cette phrase de Valéry, allez savoir pourquoi ! : « Il faut être infiniment sot ou infiniment ignorant pour oser avoir un avis sur la plupart des problèmes que la politique pose. » page 40.Ciel, que nous le sommes !
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