Ce matin, tout le monde y va de son commentaire : « Que va donc dire A.Montebourg : Aubry ou Hollande ? » Je penche pour une absence de consigne de vote. Pourquoi ? J’imagine mal en effet François, à l’inverse de Martine, reprendre ses invectives contre la « gauche molle » et la « mondialisation », ce qui devrait l’amener logiquement à se prononcer pour la première secrétaire. Mais il serait de ce fait en contradiction avec ses bonnets blancs et blancs bonnets distribués aux deux favoris du premier tour. Attendons et retenons surtout la principale leçon de cette primaire qui,après la désignation de Jean-Luc Mélenchon et la victoire d’Eva Joly chez les Verts, est annonciatrice d’un coup de barre à gauche, aux antipodes du consensus qui semblait s’installer sur la priorité à accorder à la lutte contre la dette et les déficits. La dynamique est donc incontestablement du côté d’Aubry, qui va durcir encore plus sa rhétorique de gauche. Les électeurs de Montebourg suivront, même s’il se tait.Une bonne nouvelle pour Sarkozy !
Curieux cet étonnement général après l’annonce de Borloo ne pas candidater à la prochaine présidentielle. Pour ma part, je n’y ai jamais cru. Pourquoi ? Difficile à dire. Quelque chose dans son regard et sa posture qui exprimait le contraire de ce qu’il affirmait avoir envie de faire.
Extraits : « Car la course de fond résume toutes les interrogations de l’existence et délivre bien des recommandations dont nous pourrions tirer profit : ne pas débuter trop vite ; ne pas nous fourvoyer en tentant de faire jeu égal avec ceux qui ne font pas la même course que nous ou n’ont pas l’intention de la terminer ; accepter la souffrance inéluctable ; aller toujours dans le même sens et prévoir, enfin, de perdre par instants du temps, car c’est là le seul vrai moyen d’en gagner [..] Si la vie ressemble à une compétition, cette compétition s’exerce donc d’abord et avant tout, quasi-exclusivement même, par rapport à soi. Quant à son secret ultime, il tient en une seule phrase : il faut avoir la conscience, l’intelligence de ce que l’on est, et faire en sorte, par tous les moyens dont nous disposons, y compris les plus détournés, de n’en jamais dévier » (215-216).
On sort faire un petit tour dans les rues de Narbonne, en cette fin d’après midi de dimanche. Direction la rue Droite, qui ne l’est pas. Déserte. Et on s’arrête devant la vitrine de la petite librairie indépendante « Libellis ». Qui présente une mosaïque de titres, comme une radioscopie de notre psychologie collective : « Face au pire des mondes », « Eclats de voix », « Les influences sournoises », « Le maître des aveux », « Au bout du monde », « la liberté » et un « Tintin au pays des philosophes ». On poursuit son chemin : pas une âme. Et l’on finit par s’installer sur un banc, au jardin du cloître. Face à une fontaine, un cadran solaire. Rien à faire de plus utile qu’à regarder le temps qui coule…Bienfait de ce silence, allègement des pensées…
Déjeuner avec des amis devant des marais salants roses-saumonés. A Gruissan. Sur un site où le sel s’offre aux visiteurs à travers son histoire, son environnement et ses diverses utilisations culinaires.
On gouverne désormais à coups de pansements.Des décisions improvisées.Des annonces sous pression.Des concessions arrachées par le rapport de force. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]
Froid. Vent. Mais Soleil. Sur le halage de la Robine, vers Raonel, le monde est minéral. Ça pique. Un humain croisé, emmitouflé, sans visage. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
Hypocrisie française. Les États-Unis ont débarrassé le Venezuela d’un mafieux. La classe politique se tait ou condamne mollement. Hors les cris de LFI. Des postures. […]
Le soleil tape sur le granit de la Madrague. Ce muret n’est pas une clôture, c’est un barrage. Il sépare l’eau du jardin, le bruit de la mer, le siècle des touristes du silence des […]