Contre-Regards

par Michel SANTO

Tout ce qui se presse déjà sera passé…

        Rilke

Sonnet XXII

Nous sommes les agités

mais le pas du temps

voyez le comme peu de choses

Face à ce qui demeure

Tout ce qui se presse

déjà sera passé ;

car seul ce qui demeure

nous bénit.

Garçons, o ne gaspillez pas votre courage

dans la vitesse

dans la tentative de voler

Tout est apaisé :

Obscurité et clarté

Fleur et livre.

Le blablabla médiatique.

   

Voici un billet qui m’évitera de trop me torturer l’esprit. Et plutôt que de mal dire en peu de mots sur ce sujet tant de fois rebattu, lisons donc ceci:

« En définitive, le bruit médiatique devient inversement proportionnel au contenu factuel qu’on nous propose. On me dit que la finance s’est déconnectée de l’économie ? Je crois pour ma part que les médias se sont déconnectés de l’information. Ils fonctionnent en roue libre, alimentant leur propre folie, dans une dérive tout à fait comparable à celle de nos chers financiers. Vous n’en avez pas marre de cet immense bavardage ? Même ma propre opinion sur les choses finit par m’écoeurer. J’ai soif d’information factuelle, de longs reportages, bref de journalisme au sens noble du terme. J’en ai assez de remplir les vides en subodorant, glosant, discutant jusqu’à l’épuisement. »

 

C’est chez Alliocha. Epatant!

Un autre temps!

   

 

 

Je rentre de Vichy et les « nouvelles » ne font état que du retour de DSK. Il paraît qu’il « doit des explications aux français ». Ce sont ses « communicants » qui le disent. Après sa « condamnation » médiatique, les voilà donc engagés pour écrire sa « rédemption » publique. L’emprise déjà se met en place et l’envie me prend de repartir rêvasser dans ce merveilleux parc Napoléon III que je viens de quitter. Il était 13 heures aujourd’hui, un couple d’écureuil s’y amusait  au pied d’un séquoia planté au milieu d’un superbe tapis vert. Seuls, dans une quiétude au léger parfum de violette déposé là par une dame à l’élégance surannée, que je n’ai pas quittée des yeux jusqu’à ce qu’elle se perde dans l’ombre d’une allée de terre rose...Un autre temps qui donne la mesure de la vulgarité du nôtre.

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