Contre-Regards

par Michel SANTO

Comment identifier un  » requin  » tueur.

 

 

 

 

Comment les biologistes marins s’y prennent-ils pour démasquer les squales coupables de massacres balnéaires ? Les photos prises sur la scène du crime ne suffisant pas, un examen des morsures  s’avère plus utile. C’est ce que nous explique Julia Felsenthal , dans un article bien informé sur les mœurs de cet animal aux mœurs assez voisines des nôtres : «  la dentition des requins est très variable d’une espèce à l’autre. A partir du diamètre des blessures, les scientifiques peuvent parfois déterminer la taille du squale. En fonction des déchirures de la chair humaine autour des entailles, on peut déduire les mouvements qu’a effectués le requin au moment de l’attaque. Par ailleurs, certains requins, en particulier les petits, sont assez souples pour secouer vigoureusement leur tête au moment de l’attaque. En analysant les marques de morsure ainsi que les zones où les dents du squale ont rayé les os de la victime, on peut savoir si le tranchant des dents est lisse ou dentelé. »

On pourrait conclure de ce constat qu’il suffirait d’observer attentivement la denture de son collègue de bureau ou de son voisin pour se protéger de ses «  attaques » aussi « sanglantes » qu’inattendues. Ou de fermer pendant quelques jours les  théâtres d’opérations de ces « squales » et de sensibiliser les « baigneurs » à la sécurité en société . Imaginez un monde où seraient interdites « les eaux chaudes » du combat politicien, par exemple ! Ces eaux où prolifèrent les «  requins blancs, rouges, noirs, roses et bleus ». Les plus meurtriers. Quelle paix ! Plage et soleil… Rêvons, c’est bientôt Noël…

Irresponsables!

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Résumons ! La dette souveraine des états européens a progressé dans des proportions que n’a jamais connues notre continent en dehors des périodes de guerre. Une dette que leurs épargnes ne permettent pas de financer. Ce sont les pauvres du monde, les paysans chinois, qui financent notre train de vie. Comment en sortir ? L’inflation : c’est la ruine des épargnants et des classes moyennes ; la guerre : impensable ; trouver un tiers pour la payer : il faudrait créer un Trésor européen et un seul ministère des finances, difficile à horizon électoral présidentiel. Restent la baisse des dépenses publiques et sociales, la hausse des impôts et la croissance. En réalité un cocktail des trois. Et le prochain Président (e) n’aura le choix qu’entre austérité ou moratoire sur la dette. En réalité, pas de choix du tout : l’austérité. La seule question qui demeure en débat est : qui va payer ? Le reste, c’est pour amuser la galerie et récolter des voix. Irresponsable !

Mark Twain et la France.

 

Le contre-regard de Mark Twain sur la France et les français, présenté par l’ami blogueur P.H.Thoreux. ( Extraits )

 

« Évidemment, Mark Twain cultive avec délectation la caricature. N’empêche, à bien y réfléchir, il n’a pas complètement tort. Les haines assez binaires qu’on voit encore de nos jours s’exprimer lors de maintes confrontations idéologiques ou sociales, témoignent de cet esprit de querelle et de détestation réciproque. Le renvoi permanent de tout débat, aux sombres références des années quarante, est également un stigmate de cette tendance à diaboliser l’autre, de cette vraie névrose qui consiste à s’obséder de manière manichéenne et ridicule sur la distribution des rôles de salauds et de héros. Au plan politique enfin, peu de pays cultivent encore avec autant d’obstination que nous, le fantasme rétrograde de la lutte des classes, et du Grand Soir.

 

L’autre sujet d’étonnement de l’écrivain américain est l’aptitude apparente du peuple français à se soumettre aux dirigeants « à poigne », et d’une manière générale aux grands principes intangibles. Capables de se muer en tigres s’ils sont contrariés ou simplement laissés un peu trop libres, les Français sont des lapins faciles à dresser pour ceux qui savent s’y prendre. Ainsi Louis XVI, trop faible et dont ce n’était pas « le style de faire les choses au bon moment » se trouva submergé par un torrent de violence, qui lui fit perdre la tête en même temps qu’il mit à bas l’ancestrale monarchie dont il était l’héritier maudit. Napoléon en revanche, « qui porta l’esprit militaire jusqu’aux cimes de la perfection, lorsqu’il le jugea bon, fit reprendre à la nation son ancienne peau de lapin, lui mit son pied sur le cou, et les Français le glorifièrent pour cela. » 

Au passage, Mark Twain observe que « s‘il est convenablement discipliné et entrainé » le Français peut devenir « le plus redoutable des soldats« , et que si on exploite habilement sa vanité on le rend « capable de tenter des miracles dans tous les domaines, art, industrie, politique, littérature…« 

Forces et faiblesses du Languedoc-Roussillon | Contre-Regard.com

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On se contentera de reproduire ici, pour l’essentiel, l’article consacré à notre région par Anne Isabelle Six ( La Croix ). Il synthétise parfaitement une situation que nous avions établie avec Roger Brunet, à l’époque où il était le Directeur de la Maison de la Géographie, et avec qui j’avais lancé la réactualisation de l’Atlas Régional. Georges Roques était du « groupe » aussi. C’était il y a plus de 15 ans. Et depuis rien de changé…

L’étoffe de la nuit.

 

Mes lectures

 

 

 

 

Il est des nuits comme çà! On se couche très tard, après un copieux repas, trop ! Trop de bruit aussi… Et le froid et le vent qui vous glacent les os… Et le sommeil qui s’attarde, longtemps…Trop. On tourne autour et on finit par l’ouvrir ce livre posé là, sur un fauteuil. Des poèmes, ceux d’Andrée Chédid. Pour tomber sur celui-ci:  » Bruits « .

 

La nuit
Parfois
S’anime
Du clapotis de l’eau
Et des sanglots du vent
Vibrante,comblée
Par cet étrange bruit
Je brûle soudain pour un feu qui
S’embrase
Puis pour me recueillir
Je brûle pour le silence glacé d’un feu éteint

 

Un poème qu’elle prolonge d’un commentaire de l’admirable métaphore de Kulluka Bhaffa (le plus fameux des exégètes des lois de Manou):  » Comme le feu qui pénétrant les mondes prend la forme inombrable des choses, le Soi unique au fond de tous les êtres emplit les formes et l’espace autour d’elle « . Il me suffit, dit-elle, de remplacer le mot  » feu  » par  » poésie « … Ce langage des Dieux.

 

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