Contre-Regards

par Michel SANTO

Une lecture d’Yves Bonnefoy.

Unknown    

Mes lectures :

   

Celle d’Yves Bonnefoy, en ce début d’année. Et pour donner le goût de ce poète à ceux qui n’ont jamais croisé ses lignes, cet extrait de « Deux langues mais une seule recherche ».

 

 

« On dit volontiers aujourd’hui que notre parole va son chemin sans rencontrer jamais d’aspects du monde ou de situations de la vie qui échapperaient à sa prise et néanmoins nous pénétreraient d’une vérité qui leur serait propre. Le réel ne serait selon cette vue que le produit du langage. Est-ce vrai ? Oui, pour ce qui est des objets, en cela artificiels, à l’aide desquels nous avons bâti notre lieu, mais ne s’attacher qu’à ceux-ci, et aux événements qui s’y articulent, serait ne pas tenir compte des moments pourtant innombrables qui, au contact de la réalité naturelle, bouleversent nos systèmes de représentation et nous font ainsi percevoir dans la profondeur de notre rapport à nous-mêmes des dimensions que recouvre la pensée qui se fait langage et, dans cet espace des mots, se voue au concept. Qu’une nuée se déchire, par exemple, qu’un rayon de soleil se glisse entre ces deux masses d’ombre, et voici que quelqu’un en nous s’éveille à une expérience … »

Alévêque et l’enfer du « rire ».

 

 

Alévêque, que je ne connais pas,  est, paraît-il, un humoriste. De ceux qu’apprécie notre époque et nos médias: méchant, grossier, vulgaire. Avec tous ses confrères et ses bigots, il appartient à ce nouveau clergé de la bien-pensance petite bourgeoise qui défile à Beaubourg et se gave au cynisme. Le crachat compassionnel enrobé d’anti-libéralisme pailleté est leur mode d’être et la culture «  sous vide » leur rosette. On les reconnaît aussi à leur chic négligé qui suinte le « fric ». Gardiens du langage contemporain, ce sont nos nouveaux bergers de l’être : « Ce mec est une pute ! Écris le ! Je te jure, ce qu’il fait, c’est toujours en fonction de son nombril. C’est écœurant. » Ils ne parlent pas aux oiseaux. Ils les tuent et les mangent. Tout cru !

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