Contre-Regards

par Michel SANTO

La République inachevée.

 

 

 

9500 euros par mois ! Un salaire de haut fonctionnaire, nous dit Christine Boutin. Bigre ! Sans doute celui d’un Conseiller d’Etat en fin de carrière qui place haut l’idée qu’elle se fait de ses compétences administratives. Et qui, cumulé à sa retraite de parlementaire : 6000 euros mensuels (pour 21 années de cotisations…un ange passe) et à son indemnité de conseillère générale des Yvelines de 2 605 euros brut (où elle ne doit jamais aller, compte tenu de sa charge de travail dans un domaine qu’elle ne connaît pas : la mondialisation) font un revenu de 18 000 euros par mois. Enfin, jusqu’à aujourd’hui puisqu’elle vient de renoncer à ces 9500 euros assez scandaleux, non en droit comme elle le répétait en boucle ces deux derniers jours mais, sans doute aucun, du point de vue de la morale publique. Car ne tournons pas autour du pot, cette mission et ce salaire étaient de « complaisance ». Comme le sont nombre de ces emplois distribués dans les « premiers cercles » du pouvoir par tous les exécutifs de notre République: Régions, Départements, Communautés Urbaines et d’Agglomérations… Une République qui, en l’espèce, perpétue des pratiques d’Ancien Régime à tous les étages de son édifice institutionnel en récompensant sous forme de prébendes et de privilèges les membres les plus dévoués du clan dominant. Et qui démontre tous les jours ou presque, comme la démocratie, qu’elle reste inachevée…

 

 

Une gratuité bien peu gracieuse.

Afficher l'image en taille réelle

 

 

Une décision municipale présentant l’aspect le plus consensuel et le plus démocratique que l’on puisse imaginer lue dans la presse narbonnaise : « Le samedi les parkings resteront gratuits ». Ceux du centre ville, plus précisément. Qui, en effet, pourrait être contre un tel acte de générosité politique en ces temps de crise ? Personne, évidemment ! Sauf que, « ce manque à gagner », il faudra bien que quelqu’un le finance. Ce sera donc, à défaut de l’automobiliste résidant ou pas, le contribuable local usant de ses seules jambes pour se déplacer. Ainsi, ma voisine de 82 ans qui  se meut pédestrement, à l’aide d’une canne, et qui, tous les mois, paye ses impôts subventionnera-t-elle mon coiffeur qui, chaque samedi, scotche ostensiblement devant son enseigne le dernier modèle de 4X4 BMW . Une bien curieuse manière de lutter contre les inégalités sociales, d’inciter aux déplacements doux et d’encourager au respect des règles de la civilité…

Deux femmes: de T.B.Jelloun et de C.Bobin.

 

 

 

« Arrêtez la planète, je veux descendre ! Mais personne ne m’entend. C’est comme dans un cauchemar, où les cris n’arrivent pas à sortir du fond de la gorge. Mais, après la pluie, après la noirceur du monde, arrivent le printemps et la lumière d’un monde neuf et beau ! Je pense à cet espoir parce que je viens de voir une belle femme en train d’allaiter son bébé, assise sur un banc, au jardin du Luxembourg, indifférente au tumulte et au bruit du monde. » C’est la conclusion d’un article de Tahar Ben Jelloun publié dans « le Monde » : Peurs. Sa dernière phrase m’amenant à monter sur mon escabeau pour sortir du troisième rayonnage de ma bibliothèque « La part manquante » de Christian Bobin, où on peut lire ceci : « Elle est seule avec, dans le tour de ses bras, un enfant de quatre ans, un enfant qui ne dément pas sa solitude, qui ne la contrarie pas, un enfant roi dans le berceau de sa solitude. » ( page 9 ). Et un peu plus loin ( page 14 ) : « Si totalement brûlée d’amour qu’elle en est lumineuse, et que son visage suffit à éclairer le restant de votre journée, tout ce temps à tuer avant le train à prendre, avant le jour de votre mort. » . Sur la plus haute branche d’un arbre dont j’ignore le nom, écrivant ce texte devant ma fenêtre largement ouverte pour jouir de l’air frais du matin, un chardonneret, ignorant nos peurs et nos manques, chante à la vie…

Recette du soufflé (je le suis , nous le sommes) aux fraises

 

 

 

 

 

Pressez le citron. Lavez et équeutez les fraises. Mixez-les avec le jus du citron.
Passez le coulis obtenu au chinois pour éliminer les graines. Préparez six bandes de papier bristol et glissez-les en les enroulant dans six petits moules à soufflé. Fixez la bande par du ruban adhésif ou un trombone.
Dans une jatte, fouettez au batteur les jaunes avec 150 g de sucre et le sucre vanillé. Placez la jatte au bain-marie et continuez à remuer pour que le mélange triple de volume.
Hors du feu, continuez de fouetter jusqu’à complet refroidissement. Montez la crème fraîche froide en chantilly
  pas trop ferme. Fouettez les blancs en neige avec le reste de sucre.
Incorporez-les dans les jaunes puis ajoutez la chantilly et terminez par le coulis de fraises.
Répartissez dans les moules, lissez la surface et placez au congélateur 6 h. Sortez les soufflés 20 min. avant de les servir. Retirez la bande de bristol. Décorez de fraises fraîches…

Rénovation,primaires et chasse au dahu selon hussonnois…

 

J.L Hussonnois nous dit, dans un texte publié dans son blog ( Allez donc y jetter un coup d’oeil…) qu’Arnaud Montebourg  » introduit son rapport sur la rénovation du PS, qu’il vient de faire paraître,  par une phrase de Cassandre bien dans l’air du temps :

«Les écarts considérables entre les discours produits par les partis politiques et la vie quotidienne des citoyens confrontés à une société qui se délite ont mis en question la forme partisane elle-même, comme machine à désespérer le citoyen et à faire perdre à celui-ci toute forme de croyance dans l’action politique»

Trois grandes innovations y figurent : Le non-cumul effectif et strict des mandats, l’organisation de « primaires ouvertes » et un fonctionnement interne rénové du parti. » La suite dans : la chasse au dahu Voilà, c’est tout pour ce soir : migraine. Je vais prendre mes comprimés…

Articles récents

  • 𝟐𝟎 𝐡 𝟎𝟐
    20 h 02 La terrasse du 89 Les premiers martinets Cris sur les toits Le cri seul Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞.
    Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋’𝐢𝐧𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧.
    Louis a posé le livre.Table nue.La Corrida du 1er mai, Cocteau. 1957. Grasset. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐏𝐫𝐞𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧.
    Presque tout s’efface.Les sensations passent. Disparaissent. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧.
    𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧 Le matin entre Comme avant Quelque chosene suit pas Une robe bleue dans le placard. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire