Contre-Regards

par Michel SANTO

Quand donc ceux “d’en haut” feront-ils leur révolution culturelle ?

 

     

“Une sociologie paresseuse incrimine la crise économique, les inégalités, les fractures sociales” pour expliquer la montée et l’installation au pouvoir de partis “populistes” un peu partout dans le monde ; et en Europe… Paresseuse, en effet, car  si ces facteurs jouent un grand rôle ils ne rendent pas compte de ce qui les surdéterminent, à savoir une “demande de protection et de régulation politique, de contrôle du cours des choses” (Cf Dominique Reynié, dans le Figaro du 26.10.2018). Et une demande où les facteurs culturels et sociétaux “font la vraie différence” (Laurent Joffrin dans Libération du même jour). Diagnostic établit depuis fort longtemps, mais qui envoyait ceux qui osaient l’exposer dans le camp des “suceurs de roues” de l’extrême droite – l’éditorialiste de Libé, hier encore n’était pas le dernier dans ce “combat contre la menace fasciste”. Disons les choses encore plus simplement : les gens veulent plus de régulation économique et migratoire ; ils veulent vivre en sécurité dans un environnement fait de valeurs communes et souhaitent préserver leur patrimoine immatériel (culture, moeurs…). Des exigences dont je doute qu’elles soient rapidement prisent en compte. Le “dégagisme”  alors se poursuivra et nos démocraties seront en grand danger. Au personnel politique, médiatique et intellectuel donc de prendre ses responsabilités. Qu’il fasse sa révolution culturelle – elle ne coûte pas cher ! – (Christophe Guilluy* dans  Atlantico du 3 Octobre 2018).

 

PS : De ce point de vue, le clivage institué par Emmanuel Macron dans la bataille électorale des “européennes” entre “progressistes et nationalistes” me met mal à l’aise. Il me semble ne pas correspondre aux attentes d’électeurs qui, attachés à l’Europe et au bien commun national ne sont pas pour autant nostalgiques d’un retour au pré carré national et d’un “c’était mieux avant !”…

 

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Commentaires (1)

  • Avatar

    Martinez

    |

    Mon cher Michel ce qui se passe en haut devient insupportable , Mais ce qui se passe en bas n’est vraiment pas mieux . Le culte de la personnalité que nous inflige une coquille vide ,vide le portefeuille de nos concitoyens et parasite notre économie. Balayons devant notre porte Cher Michel , vous faut-il des précisions ?

    Reply

Laisser un commentaire

Articles récents

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

      C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à mêm[Lire la suite]
Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

        Je lis ceci sur la page Facebook d'une professionnelle du Tourisme : "Idée de sortie pour ce WE : visite du concept innovant de " Lodge Boat" au port de Gruis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise

      Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

        Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caress[Lire la suite]
Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

    Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les car[Lire la suite]
"Franchement, Michel ! à quoi bon tout ça !", me disait aussi une petite voix…

"Franchement, Michel ! à quoi bon tout ça !", me disait aussi une petite voix…

    Recommandant la lecture quotidienne d’une ou deux « pensées » de La Rochefoucauld ou de La Bruyère pour exercer sa lucidité et ne point être dupe de certaines postures social[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio
 
%d blogueurs aiment cette page :