Quand donc ceux « d’en haut » feront-ils leur révolution culturelle ?

 

     

« Une sociologie paresseuse incrimine la crise économique, les inégalités, les fractures sociales » pour expliquer la montée et l’installation au pouvoir de partis « populistes » un peu partout dans le monde ; et en Europe… Paresseuse, en effet, car  si ces facteurs jouent un grand rôle ils ne rendent pas compte de ce qui les surdéterminent, à savoir une « demande de protection et de régulation politique, de contrôle du cours des choses » (Cf Dominique Reynié, dans le Figaro du 26.10.2018). Et une demande où les facteurs culturels et sociétaux « font la vraie différence » (Laurent Joffrin dans Libération du même jour). Diagnostic établit depuis fort longtemps, mais qui envoyait ceux qui osaient l’exposer dans le camp des « suceurs de roues » de l’extrême droite – l’éditorialiste de Libé, hier encore n’était pas le dernier dans ce « combat contre la menace fasciste ». Disons les choses encore plus simplement : les gens veulent plus de régulation économique et migratoire ; ils veulent vivre en sécurité dans un environnement fait de valeurs communes et souhaitent préserver leur patrimoine immatériel (culture, moeurs…). Des exigences dont je doute qu’elles soient rapidement prisent en compte. Le « dégagisme »  alors se poursuivra et nos démocraties seront en grand danger. Au personnel politique, médiatique et intellectuel donc de prendre ses responsabilités. Qu’il fasse sa révolution culturelle – elle ne coûte pas cher ! – (Christophe Guilluy* dans  Atlantico du 3 Octobre 2018).

 

PS : De ce point de vue, le clivage institué par Emmanuel Macron dans la bataille électorale des « européennes » entre « progressistes et nationalistes » me met mal à l’aise. Il me semble ne pas correspondre aux attentes d’électeurs qui, attachés à l’Europe et au bien commun national ne sont pas pour autant nostalgiques d’un retour au pré carré national et d’un « c’était mieux avant ! »…

 

Commentaires (1)

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    Martinez

    |

    Mon cher Michel ce qui se passe en haut devient insupportable , Mais ce qui se passe en bas n’est vraiment pas mieux . Le culte de la personnalité que nous inflige une coquille vide ,vide le portefeuille de nos concitoyens et parasite notre économie. Balayons devant notre porte Cher Michel , vous faut-il des précisions ?

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