Contre-Regards

par Michel SANTO

Que nous dit des médias la ridicule dispute Angot-Amrani…

 

Christine Angot et Farida Amrani © Montage le Lab via AFP

 

Gros titre (et en « gras ») dans « Le Point » (version numérique) : « ONPC » : Farida Amrani remet à sa place Christine Angot. Ah, ah ! Mais de quoi s’agit-il donc pour que cet honorable journal de centre-droit soit immédiatement suivi par ses confrères de Libé, Les Inrocks etc. (on se tient à la culotte dans cette profession) dans la promotion (mêmes gros titres et mêmes « gras ») de cette  médiocre « affaire » ? Et sur quel sujet capital d’importance germano-pratine ces deux dames au tempérament volcanique s’affrontent-elles qui fasse frémir à ce point la petite classe médiatique parisienne (je précise tout de suite que la première m’exaspère, comme la seconde, d’ailleurs ;  que je n’ouvre jamais un livre d’Angot ni un tweet d’Amrani (itou pour ONPC : je dors ou je lis – ou écris, parfois…). Alors pourquoi ce billet, me direz-vous ? J’y viens, mais avant rappelons les faits. Samedi soir, dans l’émission de Ruquier, Christine Angot s’en est « violemment » prise à Alexis Corbière. La « chroniqueuse » (passons !) reprochait au député de La France insoumise le fait que sa camarade Farida Amrani, candidate aux législatives dans l’Essonne, n’ait « rien dit » lorsque Dieudonné avait appelé à voter pour elle, au second tour, face à l’ancien Premier ministre Manuel Valls. Ce que Christine, qui, n’est pas une politicienne  de métier (mais qu’est-elle au juste ?) a présenté comme un « désistement » (à tort, évidemment). Ouah ! Que n’a-t-elle pas dit : « désistement ». « Injure, diffamation », s’est aussitôt emportée Farida sur son compte Twitter : « Contrairement à ce que vous avez affirmé à plusieurs reprises, il ne s’est donc jamais désisté en ma faveur, car cela est tout simplement impossible, écrit-elle. » Oui bon ! mais comme dirait l’autre, elle avait certes juridiquement tort l’Angot, mais politiquement, désistement ou pas, elle avait raison. Dieudonné a bien appelé à voter pour elle et Amrani a fait la carpe. Et, entre nous soit dit, elle aurait mieux fait de rester dans son bocal et laisser le fin mot de cette piètre dispute à Corbière (aucune relation avec les miennes, si belles en septembre) :  « je n’ai rien à voir avec ce salopard antisémite ». Point, si je puis dire… Et voilà comment avec du rien : une Farida Amrani surjouant la victime offensée dans un ridicule tweet, un média « sérieux » provoque un buzz généralisé alimenté sans vergogne par la concurrence. Je soupçonne d’ailleurs qu’une nouvelle profession  fait désormais la loi dans ces milieux : veilleur de tweet, peut-être ? créateur de buzz, que sais-je encore…

     

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Commentaires (1)

  • coupeaux

    |

    bonjour – pas de commentaire cette semaine , pourtant le politique est chargée!!

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