Le FRAC fait escale dans ma petite ville. Ce fonds voyage, en effet. Il dépose ses oeuvres au gré du vent. Elles provoquent un « choc culturel intéressant », nous dit-on. Ah! cet « intéressant ». Le mot le plus usité par les amateurs d’art contemporain. Creux, vide! Qui supplée à l’absence de pensée.
Jacques Bascou voulait envoyerl’aspirateur à déchets de Michel Moynierà la poubelle, il va le recycler en centre de traitement et de valorisation d’œuvres dites «d’art contemporain». Connaissant bien les deux, et sans risque de me tromper, j’y vois à la manœuvre les amis Privat (Louis) et Moget (sa fille). Inutile de dire que ça va décoiffer et retourner la tuque des narbonnais. La présentation de ce qui n’était jusqu’ici qu’une proposition sera officiellement faite aujourd’hui, nous dit le Midi Libre. Je ne gênerai pas les journalistes locaux ni le maire de Narbonne en livrant ce que je devine de ce projet, mais peut-être conviendrait-il aussi de réfléchir d’ores et déjà à ce qui demain pourrait accueillir les œuvres et les collections de Piet Moget, le père.
Les F.R.A.C ont été créés par Jack Lang pour soutenir le » marché de l’art contemporain » . J’ai vu naître celui de la Région Languedoc-Roussillon. Quelques achats de toiles et installations à des artistes déjà passablement reconnus ( on se demande encore pourquoi un Pierre Soulages, qui l’était déjà grandement, figure dans ce catalogue! ) puis très rapidement du grand n’importe quoi. Un immense bazar où s’expose, comme le dit si bien Olivier Cena, » le blanc souci du rien « . Aujourd’hui, le problème posé est celui du stockage de ces 1200 oeuvres ! réalisées par 425 artistes !!! Des millions d’Euros d’impôts stérilisés. A multiplier par 22 régions! Une gabegie » progressiste » que seule la France s’offre encore . A Narbonne, cet été, pour faire moderne et soulager la bonne conscience de nos élus soucieux de culture , on a sorti quelques » machins « , présentés par un nommé Latreille – ça ne s’invente pas! – dans un pathos à la mode vide de sens, sur le thème: du grand bleu. Un gros bluff et un grand » Plouff! « . En témoigne le livre d’or, si on peut dire, où des visiteurs en colère ont consignés leur exaspération devant tant d’arrogance et de coupable légèreté quant à l’usage fait de leurs impôts. Comme cette dame, le nez collé au mur, j’ai pourtant, et désespérément, cherché le sens de cet invraisemblable déballage. Pour n’y trouver que le signe de l’ omniprésente bêtise de nos commissaires politiques de la culture et le triomphe d’un relativisme esthétique qui marque la fin de l’art tout court…
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