𝐀̀ 𝐓𝐨𝐮𝐥𝐨𝐮𝐬𝐞, 𝐮𝐧 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐬’𝐞𝐧 𝐯𝐚. 𝐋𝐞 𝐦𝐨𝐭 𝐝’𝐡𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭.

𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐝𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧.
Marc Sztulman claque la porte de la liste conduite par François Briançon.
Motif : la fusion avec La France insoumise de François Piquemal.

𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐝𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧.
Marc Sztulman claque la porte de la liste conduite par François Briançon.
Motif : la fusion avec La France insoumise de François Piquemal.

𝐂𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐃𝐞𝐥𝐠𝐚 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐚𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐋𝐅𝐈 𝐚𝐮𝐱 𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧 « 𝐝𝐞́𝐬𝐡𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 » 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐒.

La scène se répète.
À Montpellier, Paris ou Avignon, des cadres écologistes quittent les rangs. Ils rejoignent La France insoumise. Ce n’est plus une anecdote, c’est une hémorragie. Une ligne de faille qui s’ouvre sous les pieds de la gauche.

Aurélien Le Coq, député LFI, a trouvé sa formule.
Elle tourne bien, elle frappe juste assez pour tourner en boucle : « À quoi sert un actionnaire du CAC 40 ? À rien. Un parasite. »

Selon une enquête Odoxa-Backbone*, 53 % des Français ne veulent plus faire barrage au RN. 58 % veulent faire barrage à LFI. Chiffres secs. Glacials. Tout est dit.
Mélenchon avait parié là-dessus : la gauche, c’est à dire lui, au premier tour, le réflexe anti-RN au second. Un classique. La vieille recette du Front populaire : la « gauche » rempart contre le pire. Mais il a trop tiré sur la corde. Trop de slogans. Trop d’idéologie. Trop d’aveuglement. Les centristes se sont détournés. Une partie de la gauche aussi. Et lui reste seul avec ses certitudes.
Le réel lui échappe toujours. On se souvient de sa phrase : « La Russie n’est pas agressive. » Quelques semaines plus tard, l’Ukraine était envahie. Chez lui, la théorie écrase tout. L’humain aussi.
La gauche manque d’un homme d’État qui comprenne le pays, son histoire, ses contradictions. Tant qu’elle ne le trouve pas, elle n’aura qu’une rengaine : « Votez pour nous pour éviter l’autre. » Rengaine usée. Désormais inaudible.
*Enquête Odoxa-Backbone pour Le Figaro, publiée ce jeudi.