Contre-Regards

par Michel SANTO

Vous qui chantez les choses d’autrefois!

 

 

 

 

 

 

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Nous sommes à l’heure américaine. Profitons en pour lire la poésie de Walt Whitman… De l’air ! Du souffle…

                          

                                  .°.

 

A un historien.

 

Vous qui chantez les choses d’autrefois,
Vous qui avez exploré le dehors, la surface des races, la vie qui se montre,
Qui avez traité de l’homme comme créature des politiques, sociétés, législateurs et prêtres,
Moi, citoyen des Alleghanies, traitant de l’homme tel qu’il est en soi, en ses propres droits,
Tâtant le pouls de la vie qui s’est rarement montrée d’elle-même (le grand orgueil de l’homme en soi),
Chantre de la Personnalité, esquissant ce qui doit encore être,
Je projette l’histoire de l’avenir

 

Chant à moi même.

 

Je chante le soi-même, une simple personne séparée,
Pourtant je prononce le mot démocratique, le mot En Masse,
C’est de la physiologie du haut en bas, que je chante,
La physionomie seule, le cerveau seul, ce n’est pas digne de la Muse;
je dis que l’Ëtre complet en est bien plus digne.
C’est le féminin à l’égal du mâle que je chante,
C’est la vie, incommensurable en passion, ressort et puissance,
Pleine de joie, mise en oeuvre par des lois divines pour la plus libre action,
C’est l’Homme Moderne que je chante.

 

Walt Whitman, Feuilles d’herbes (Traduction de Jules Laforgue)

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Commentaires (1)

  • Camille Acristem

    |

    C’est à se demander quels sont les critères d’édition. La promo ? Le réseau ? Bon. Quel culot quand même de se proposer « critique » ; ah ah ah ! Critique ? Mais critique de quoi ? Lorsque les
    vrais écrivains se fichent d’être lus, et que les autres, les vaniteux, les fientes de Céline, les cornichons, les philistins de Wilde, quand ceux-là ne vivent QUE PAR LA CRITIQUE, vous vous
    félicitez d’être le vivant de ça ? Mais quelle vanité ne faut-il pas pour entrer dans ce carroussel ? Quel cliché faut-il ne pas avoir ? Aucun ! Mais aucun. Enfin, c’est aéré, ça, c’est, disons,
    vivant. Tellement qu’on dirait du T.S. Eliott, c’est dire ! Ou du Sartre, s’il avait fait de la poésie, sûr que ça aurait ressemblé à ça !

    Épatant de courage, ou d’inconscience, ou d’ennui, enfin, à voir, quoi.

    Reply

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