Contre-Regards

par Michel SANTO

Articles marqués avec ‘Poésie’

Fabrice Luchini : « Il faut reconnaître que la bêtise prend des proportions inouïes »

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FABRICE LUCHINI : « IL FAUT RECONNAITRE QUE LA BETISE PREND DES PROPORTIONS INOUÏES »

Interview pour Le Figaro, 13 décembre 2014

LE FIGARO. – Vous commencez le 5 janvier un spectacle intitulé « Poésie ? ». Vos choix sont de plus en plus exigeants…

Fabrice LUCHINI. – La poésie ne s’inscrit plus dans notre temps. Ses suggestions, ses silences, ses vertiges ne peuvent plus être audibles aujourd’hui. Mais je n’ai pas choisi la poésie comme un militant qui déclamerait, l’air tragique : « Attention, poète ! » J’ai fait ce choix après avoir lu un texte de Paul Valéry dans lequel il se désole de l’incroyable négligence avec laquelle on enseignait la substance sonore de la littérature et de la poésie. Valéry était sidéré que l’on exige aux examens des connaissances livresques sans jamais avoir la moindre idée du rythme, des allitérations, des assonances. Cette substance sonore qui est l’âme et le matériau musical de la poésie.

Qu’est ce que la poésie? selon Gil Jouanard.

images-1Si la musique peut être définie comme l’art d’assembler des sons (de manière harmonieuse ou dysharmonieuse, avec ou sans mélodie, avec ou sans rythme), si la peinture est celui qui consiste à donner forme à des couleurs ou des couleurs à des formes (pour figurer, pour évoquer, pour suggérer ou pour… déconcerter et susciter la réflexion), on serait bien en peine de dire en une phrase, et même en dix, ce qu’est la poésie.

Chronique de Narbonne ! Des murs comme des poèmes…

Narbonne.Coeur-de-ville.Quartier-de-Bourg.

Narbonne.Coeur-de-ville.Quartier-de-Bourg.

Les murs n’ont pas d’oreilles. Marqués par  le génie et la folie des hommes, les observer  toutefois permet d’en saisir l’esprit. Mais combien de peurs, de peines et de joies à jamais tues  aussi ? La  beauté de leurs lignes fait parfois oublier des traces de sang quand un pauvre muret révèle des trésors de sagesse.  Finit-on jamais d’en percer les mystères ?  Comme dans l’esprit d’un homme, chaque porte franchie débouche sur une autre. La dernière se perd dans la nuit des temps.  Le soir venu, les murs s’effacent. Restent leurs yeux carrés, qui brillent comme des étoiles. Des ombres les traversent ; puis une lampe s’éteint. Le silence tombe… Les murs de  ma ville, pour certains, sont couverts de poèmes. Qui prendra le temps de les voir comme on ouvre une porte, comme on lit un poème ?…

 

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