𝐃𝐨𝐦𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞.

Les mots ont un poids, et leur usure peut éteindre la conscience. Il est crucial de choisir ses mots avec soin pour préserver la mémoire des tragédies passées.

L’incendie détruit.
Il réduit les pins en charbon.

Olivier Faure a choisi la commune de Porge pour parler d’Oradour.

L’amalgame blesse.

D’un côté, la sécheresse, le vent, la cendre. De l’autre, les SS, les fusils, la grange aux exécutions.

Confondre le feu de forêt et le crime de guerre relève de la faute.

Le vocabulaire historique sert de béquille aux discours vides.
L’analogie avec les massacres de 1944 affadit le sang versé.
Elle transforme la mémoire en élément de langage.

Prétendre diriger l’État exige la mesure.

Les mots ont un poids.
Quand ils s’usent, la conscience s’éteint.