Au Ps et à gauche, l’heure de l’affrontement décisif entre Sociaux-libéraux et Corbynistes a sonné…

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François Hollande et Martine Aubry en visite dans l’usine de Gandrange. REUTERS/Vincent Kessler

Allons vite à l’essentiel! Depuis la sortie de madame Taubira, la gauche du PS – au Parlement, à l’intérieur du parti, et dans la rue bientôt –  « la gauche de la gauche » en général et leurs « figures » présidentiables – Aubry, Montebourg, Mélenchon... – font le pari que Hollande ne se représentera pas à la présidentielle de 2017 et qu’il fallait passer à l’offensive pour l’attaquer frontalement sur sa ligne social-libérale en visant son maillon faible, le seul fusible institutionnel disponible: Manuel Valls et les projets que le Président lui demande de mettre en oeuvre. La demande de « primaires » à gauche, portée par les « frondeurs » de toute obédience, n’a pas d’autre sens que de dissuader Hollande de se représenter, à défaut de l’entendre annoncer lui-même qu’il renonçait.  Même si, par hypothèse, Valls partait, tactiquement lâché par Hollande, c’est un Michel Sapin ou un Bernard Cazeneuve qui prendrait le relai afin d’incarner les projets et la ligne économique et politique défendue jusqu’ici par l’actuel premier ministre. Espérer un virage à 180 degré du président de la République est évidemment impensable. Dans ce contexte, à moins d’un an et demi de l’échéance présidentielle, la loi El Khomri apparaît  comme le point de cristallisation, et d’affrontement, entre la gauche Corbyn ou Podemos, au choix, et celle, clairement social-libérale  du couple exécutif.  Hollande et Valls n’ont donc pas d’autre choix que de négocier le contenu de cette loi avec les syndicats « réformistes » , la faire passer et gagner la bataille interne au sein du PS sur « la ligne politique ».  Ainsi, se dessine en creux ce que pourrait être le champ politique de la présidentielle à venir. À droite, des candidats aux primaires, dont les programmes tournent autour d’une profonde réforme de l’Etat et d’une forte dose de libéralisme économique et social; à l’extrême-droite, le repli identitaire : sortie de l’Euro, fin de l’espace Schengen etc; et à gauche, si ses adversaires, dans son propre camp, ne l’abattaient pas avant, le président sortant offrant une synthèse social-libérale…

 

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