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Vive la crise!


Narbonne pète la santé et ses
commerçants du centre ville entendent nous le faire savoir par la voix de leur président qui, désormais, parle comme un employé municipal. Un effet sans doute de la mise à disposition d’un fonctionnaire territorial auprès de son association. Mais laissons cela de côté, qui n’a pas d’importance, pour nous réjouir de ce vent d’optimisme, qui nous porte à espérer :
« Qu’avec la santé, sous un ciel clément et avec ardeur, le coeur de ville entend battre très fort en 2010. ». Et à  nous persuader que nous vivons dans la seule ville du monde qui ne connaît pas et ne connaîtra jamais la crise. Sans nous préciser cependant que cela fait près d’un demi-siècle qu’elle cumule toutes les caractéristiques d’un territoire socialement déclassé et que la crise est chez elle une réalité de tous les jours. Un vent d’optimisme certes bienvenu en ce début d’année, mais qui finit, par habitude, par se colorer du vert de l’insouciance, et, par confort, par emporter tout esprit critique dans les basses eaux de la démagogie.

La main de Jean Louis Debré.


Après le calamiteux sommet de Copenhague et le malheureux
voyage de Cécile Duflot , le désastreux couperet du Conseil Constitutionnel. Qui s’offre, pour la Saint Sylvestre, « la taxe carbone ». Pour la plus grande joie de Claude Allègre, qui n’en demandait pas tant, et pour le plus grand embarras de l’opposition, qui devra faire de la surenchère. Certains s’étonnent que le gouvernement n’ait rien vu venir, d’autres insistent sur le camouflet des Sages. En réalité les gains pourraient s’avérer positifs pour Sarkozy. A gauche, si l’on excepte Ségolène, et chez les Verts, dos au mur, ce sera du « toujours plus fiscal » et à droite de la droite du toujours moins. La balle, pardon, la taxe, reviendra nécessairement au centre et…but !

Le crime de Dati!


Afficher l'image en taille réelleSur les méthodes de voyous utilisées par des journalistes qui ne se prennent plus seulement pour des flics de la pensée mais qui n’hésitent plus dans leur course à la notoriété et au buzz à faire gicler le « sang », je recommande la lecture du papier d’E.Lévy dans Causeur.fr. Et ceci pour aller voir le reste : »Examinons le crime de Rachida. Elle est au boulot, elle s’ennuie et elle téléphone à une copine, activité pratiquée par la France entière et en particulier par sa moitié féminine. Et elle lui dit qu’elle est là pour se montrer et parce qu’elle doit pointer sous peine de ne pas être payée. Et tout le monde lui tombe dessus à commencer par ses collègues qui montent sur leur petits poneys en brandissant le respect dû à l’institution et aux peuples qu’elle est censée représenter – à la notable exception de Jean-Luc Mélenchon qui a pris sa défense avec panache. Il y a dans cette vertu civique une bonne dose d’hypocrisie. Dati s’emmerde à Strasbourg et à mon avis, elle n’est pas la seule. Et pour tout vous dire, certains de ses collègues m’ont déjà dit des horreurs bien plus grandes. De plus, beaucoup sont là exactement pour les mêmes raisons qu’elles : les indemnités et l’espoir de se montrer. Le jour où on supprimera la règle qui impose de voter personnellement pour être enregistré comme présent et être indemnisée, on verra si les professeurs de vertu publique sont aussi assidus.« 

L’année de la triche.

Afficher l'image en taille réelleBernard Lecomte ne m’en voudra pas, je l’espère, de reprendre le titre et le texte de son savoureux billet:  
L’année 2009 restera, en France, l’année de la triche. C’est Martine Aubry qui doit son poste de première secrétaire du PS à des manipulations frauduleuses. C’est Nicolas Sarkozy qui a empêché d’enquêter sur le commerce des sondages à l’Elysée. C’est l’équipe de France de foot qui participera au Mondial grâce à une main de Thierry Henry. C’est le Parti socialiste qui a réussi à soutenir l’infréquentable Georges Frêche sans l’investir. Ce sont deux membres du CSA qui restent discrètement salariés de France Télévisions. C’est la jeune Cécile Duflot, des Verts, qui fait croire qu’elle prend le train quand elle prend l’avion. Les exemples pullulent. La devise de la France, pendant longtemps, ce fut « Liberté-égalité-fraternité ». Maintenant, c’est « Pas vu, pas pris ! »

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