Le département de l’Aude est en tête des départements les plus pauvres de la France métropolitaine mais présente néanmoins à son actif des résultats d’encadrement administratif digne d’anciennes républiques dites populaires . Par le nombre de fonctionnaires territoriaux par habitant, il occupe , c’est un fait avéré, un quatrième rang très flatteur juste derrière Paris ! Ce qui témoignerait d’un souci du bien public remarquable si un autre indicateur ne venait pondérer cet apparent souci des contribuables audois par ailleurs très peu nombreux à s’acquitter d’impôts sur des revenus pour la plupart réduits à de maigres minimas sociaux. En effet, le nombre d’heures travaillées, relève la Chambre Régionale des Comptes, y est notoirement inférieur à la durée légale du travail et l’absentéisme du aux arrêts de travail pour cause de maladie ( ! ) deux fois plus élevé que dans le secteur privé . Ce qui, sans attendre le résultat de longues études sociologiques aux résultats commandités, témoigneraient plutôt d’une attention toute particulière des décideurs publics départementaux à ces nombreuses cohortes de » territoriaux » qui, faut il le préciser , sont aussi, avec leurs familles, des électeurs loyaux et assidus, et pour certains des militants fidèles. Le Grand Narbonne n’échappe pas à cette règle départementale puisque la même Chambre Régionale des Comptes signale que pourrait y être fait l’économie de 23 postes à temps plein dans ses services par la seule application de la durée légale du travail à ses agents. D’après mes calculs, cela représenterait une somme de 600 000 euros par an, qu’il faut multiplier par la durée moyenne d’une carrière pour en évaluer l’impact financier et… fiscal, évidemment. Une paille ! Et ce matin encore , cette info dans un journal local, le Midi Libre, qui, si l’on en croit le directeur de la CPAM de l’Aude, qui n’est pas, à ma connaissance, un admirateur d’ un ultra libéralisme de type reeganien, mettant en évidence, dans le Narbonnais , un taux d’absentéisme des assurés audois lors des contrôles effectués ( 4 agents pour ce faire pour tout le département !) dans le cadre d’arrêts de travail, de 44, 23% ! Bref, dans cette belle Aude, moins on travaille et plus on est malade ; et moins on reste chez soi à se soigner ( sans doute pour des raisons thérapeutiques, ou pour aller bosser ailleurs, qui sait ? ). Tout cela n’est pas très sérieux et dangereusement démagogique, n’est ce pas ? Mais bon j’assume ! Et demande illico une protection policière…
Vraiment, qu’ils sont cons ! Encore sous le choc de la mort dramatique du jeune Clément,tué par un groupuscule de fous furieux au QI de punaise et à la nuque raide, et au lieu d’exiger l’arrestation, le jugement et une sanction exemplaire de ces nazillons connus des services de police, on lit, sur Facebook et ailleurs sur le Net, on entend, sur les ondes et à la télé,desBergé et des Verts, que les responsables de ce crime odieux seraient les manifestants contre la loi Taubira, la droite, les cathos, Marine le Pen et que sais je encore… Pour ceux qui prétendaient vouloir pacifier des relations sociales tendues à l’extrême par leurs prédécesseurs, se lancer dans de pareils amalgames alors que les difficultés de toute sorte s’aggravent, que le chômage grimpe et que des sacrifices sont tous les jours demandés aux français, c’est tout simplement, je me répète, con. Cyniquement con! J’ajoute qu’à ce niveau de bêtise intéressée, l’instrumentalisation politique de la mort de Clément par nos professeurs de vertu n’a d’égale que la débilité mortifère de ses assassins…
Je l’avais promis à un de mes amis et ne peux résister au plaisir de vous livrer cet extrait de la géniale » exégèse des lieux communs « de Léon Bloy (gratuite pour les possesseurs d’une Kindle ) Qui d’autre que cet immense grognon peut mieux dire aujourd’hui l’imposture du relativisme généralisé dont se prévalent nos biens pensants ? Bloy est en effet notre contemporain ! Allez y voir, et remplacez sa tête de turc , qu’il nomme » le Bourgeois « , par celui qui, aujourd’hui, a repris le flambeau de la sottise moderne: le » Bobo « , et vous verrez exploser sous vos yeux la croûte de platitude recouvrant son affligeante absence de pensée. En attendant voici l’extrait promis:
» Évidemment, si on donne sa parole d’honneur que « rien n’est absolu », l’arithmétique, du même coup, devient exorable et l’incertitude plane sur les axiomes les plus incontestés de la géométrie rectiligne. Aussitôt, c’est une question de savoir s’il est meilleur d’égorger ou de ne pas égorger son père, de posséder vingt-cinq centimes ou soixante-quatorze millions, de recevoir des coups de pied dans le derrière ou de fonder une dynastie.Enfin, toutes les identités succombent. Il n’est pas « absolu » que cet horloger qui est né en 1859, pour l’orgueil de sa famille, n’ait aujourd’hui que quarante-trois ans et qu’il ne soit pas le grand-père de ce doyen de nos emballeurs qui fut enfanté pendant les Cent Jours, de même qu’il serait téméraire de soutenir qu’une punaise est exclusivement une punaise et ne doit pas prétendre aux panonceaux. En de telles circonstances, on en conviendra, le devoir de créer le monde s’impose. «
Comme le recommande François Bon, dans sa préface à son excellente édition numérique « Alors oui, souvent rouvrir ce monument unique en notre langue… satirique, agressif, grammairien, mais capable d’en faire surgir tout un monde. «
C’était un dimanche comme tant d’autres! Ensoleillé cependant, mais aussi très venteux. Ce fut aussi un jour de détente et de » lâcher prise » avec cette balade commencée au niveau dela passerelle » entre deux villes « et terminée au même endroit après quelques kilomètres sur l’ancien chemin de halage du canal de la Robine, en direction del’écluse de Raonel.Le genre d’exercice physique et mental totalement gratuit propre à vous remettre les idées à l’endroit. Non point pour les ordonner et les conformer ensuite à l’air du temps et de la raison, ce qu’ordinairement nous faisons; mais bien plutôt pour les libérer de cette insidieuse emprise aussi puissante qu’inconsciente . La marche en solitaire et sans autre but qu’elle même à en effet ce pouvoir » d’inspiration « , de désintoxication … Nos pensées se mêlent alors aux souvenirs dans de surprenantes associations, révélant ainsi d’inattendues » vérités « . On se sent aussi plus attentif à la lumière, aux mouvements de l’air, des arbres, de l’eau… en marchant de la sorte. L’espace grandit et le temps se dilate, il n’est plus celui de » l’horloge » . N’existe plus alors que ce que le poète Yves Bonnefoy appelle la » présence au monde « . Hors du mouvement perpétuel, de la » mécanisation » et de l’agitation consumériste, marcher sans autre destination que celle offerte par l’éventuel plaisir de la découverte, ou celui plus assuré de la contemplation, nous guérit, pour un temps tout au moins, du narcissisme à l’aune duquel nous évaluons habituellement les hommes et le monde. Partir ainsi, enfin, nous rend plus sensible à l’altérité et à la finitude; et c’est un peu de notre dignité perdue que nous retrouvons…
Cette dernière semaine se sont déroulées les primaires de l’UMP pour désigner celui ou celle qui affrontera la candidate désignée à la succession de Bernard Delanoë, Anne Hidalgo. A cette heure, on ne connait pas le résultat du vote des militants. La seule chose que l’on sache est que cette consultation fut et restera comme la marque des tensions idéologiques et culturelles qui traversent ce parti. Peu importe qui en sortira vainqueur, le résultat est pathétique… Contestations, bugs, fraudes pour certains ; et la presse, ravie, appelée en témoin intéressé…comme Marine le Pen, ce matin , sur Radio Classique, aux anges, si on peut dire… Sans vouloir jouer les devins, je prédisais ce scénario. Paris est en effet la scène emblématique d’un combat qui n’est pas seulement celui des ambitions et des talents. J’écrivais ceci le 22 mai:
» Tout juste commence-t-on a mesurer l’amplitude des tensions et des clivages idéologiques au sein de l’UMP. Le » débat » sur le mariage pour tous , la mobilisation de la quasi totalité des troupes militantes et de nombre de ses élus pour en empêcher le vote, témoignent à l’évidence d’un repli conservateur ( au sens politique du rejet du libéralisme, à tout le moins sur les moeurs et les valeurs ) . L’offensive, en interne, des tenants d’une ligne droitière affirmée sont à la manoeuvre et tente de conquérir des positions de pouvoir ou de faire battre des personnalités de sensibilité libérale. Paris et les primaires pour désigner le candidat ou la candidate de l’UMP pour tenter de ravir la mairie au PS, sont , à cet égard, particulièrement emblématiques de cette lutte fratricide. Le jeune leader de la » Droite forte « , G. Peltier, vient ainsi d’appeler tout récemment ses soutiens à tout faire pour que NKMorizet n’ait pas l’investiture de son parti. Ce qui, compte tenu du faible engouement des militants pour ces primaires et de la forte mobilisation des anti NKM risque fort de se produire; et assurerait de ce fait l’élection d’Hidalgo quasiment sans combat. Les » chefs » de l’UMP ont perçu le danger et ont illico condamné cette manoeuvre. Mais au delà de la scène parisienne, se joue en réalité un autre combat beaucoup plus important pour l’avenir de ce parti: celui des tenants d’une ligne » à droite toute « , qui veulent faire la jonction avec des thématiques jusqu’ici exclusivement proposées par Marine Le Pen, et ceux qui, tout en prenant en compte ces dernières, veulent préserver son noyau libéral, y compris sur le plan des moeurs… Les investitures pour les prochaines municipales seront un test grandeur nature du rapport de force entre ces deux grands courants, sous la pression des organisateurs des grandes manifs contre le mariage pour tous; voire la naissance d’une sorte de Tea Party à la française. Décidément, on n’a pas fini d’en parler ! «
Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧 Le matin entre Comme avant Quelque chosene suit pas Une robe bleue dans le placard. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]