Le dalaï-lama se trouve depuis lundi en France pour une visite de douze jours présentée comme d’ordre «spirituel» à l’occasion de laquelle il multiplie les rencontres d’un ordre, lui, parfaitement politique. Faux cul en diable, il distrait nos médias et attire nos politiciens, comme la crécelle le moine et la démagogie Ségolène : «Dès la semaine prochaine je vais demander un visa pour me rendre au Tibet, je crois que les choses pourront ainsi bouger». Et la face du toit du monde ainsi changer.Cocorico!!!
Pétage de plomb de Mélanchon, pour qui Soljenitsyne « appartient à la vieille tradition russe, homophobe, limite antisémite, très marquée par l’ancien temps féodal qu’il admirait beaucoup ». Les mêmes mots, ou presque, que ceux prononcés par Andropov, alors patron du KGB, pour déconsidérer celui qu’il venait d’expulser d’URSS. Comme si la dénonciation de l’univers du goulag ne pouvait l’être que par des gens de gauche et des communistes en particulier. Alors que l’histoire contemporaine retiendra plutôt les noms du grand écrivain russe, celui de Walesa et de Jean Paul II, notamment. De droites?Je n’en sais rien et ne veut pas le savoir. Antitotalitaires et rebelles à une société de casernement, ils le furent et cela me suffit. Prisonnier de sa culture marxiste et de son tropisme trostkyste, notre sénateur socialiste ne supporte pas de voir le vieux monde de ses idées s’écrouler. Et sa rage lui fait écrire dans son blog ces propos ignomineux: « Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n’oublie pas. Je ne pardonne pas.C’était un perroquet utile de la propagande «occidentale». Utile car au contraire de tous ceux qui avaient dénoncé avant lui le goulag et les camps staliniens, Soljenitsyne était une voix de droite parmi les plus réactionnaire. Les textes de Christian Rakovski et combien d’autres (oserais je mentionner Léon Trotski ?) ne reçurent ni prix Nobel, ni grasses subventions, ni hébergement fastueux, ni aucun des colifichets dorés dont Soljenitsyne fut gorgé comme une bête de commémorations anti progressiste mise à l’engrais« Pour ce qui concerne les honneurs et les ors du pouvoir, Mélanchon, qui est de gauche et sans retenue, n’a vraiment pas de leçons ( !!! ) de colifichets, de résidences et de protections à donner à Soljenitsyne, qui serait de droite. L’ Archipel du Goulag n’est pas le Sénat et Jean Luc ( le petit ) ne sera jamais Alexandre. Sectaire et vieux jeu, tout juste une jeune baderne confite en bigoteries nostalgiques de la grande » révolution prolétarienne et permanente… «
Profitons de ce mois d’Août pour réfléchir sérieusement à la réalité sociale et économique de la région Languedoc-Roussillon présentée, par son Président, ses amis et ses inconditionnels soutiens, comme la première de la classe. Précisons aussi, comme je l’ai déjà fait dans des billets précédents, que le tableau figurant ci-dessus aurait pu être présenté en 1990 ou en 2000, pendant le mandat de Jacques Blanc. Et qu’il sera toujours d’actualité à la fin de celui de G. Frêche. J’en fait le pari aujourdhui. Tout cela pour dire enfin que, sur ces questions, pour ce faire une opinion, disons informée, mieux vaut ne pas lire la presse régionale et les bulletins de propagande de la collectivité régionale. On sera plus avisé, en effet, d’aller voir les analyses d’unOlivier Bouba-Olga, par exemple. De faire travailler ses méninges plutôt que de se prélasser sur la plage. Ce qui, j’en conviens, par ces temps de canicule, suppose un esprit de sacrifice plutôt orienté vers la sieste… « Si l’on s’accorde sur l’idée que l’objectif économique essentiel de tout territoire est d’assurer à l’ensemble des habitants un niveau de vie élevé et croissant, ces données (celles d’ Insee Première d’octobre 2007, c’est moi qui précise ) permettent de repérer les régions qui atteignent mieux que d’autres cet objectif, étant entendu que quatre possibilités existent : régions riches égalitaires, régions pauvres égalitaires, régions riches inégalitaires, régions pauvres inégalitaires…
Les quelques calculs que j’ai pu effectuer sur les données Insee disponibles en ligne montrent que la corrélation entre niveaux de vie et degré d’inégalités est mauvaise, au niveau des régions comme au niveau des départements … j’ai donc construit un tableau croisé régions riches/pauvres en ligne (niveau de vie supérieur/inférieur à la moyenne simple), et régions égalitaires/inégalitaires en colonne (rapport interdécile D9/D1 inférieur/supérieur à la moyenne simple). On obtient le tableau suivant :
Régions
« Egalitaires »
« Inégalitaires »
« Pauvres »
Auvergne
Champagne-Ardenne
Picardie
Limousin
Poitou-Charentes
Basse-Normandie
Bourgogne
Pays de la Loire
Lorraine
Corse
Languedoc-Roussillon
Midi-Pyrénées
Nord-Pas-de-Calais
« Riches »
Aquitaine
Bretagne
Franche-Comté
Haute-Normandie
Centre
Alsace
Ile-de-France
Provence-Alpes-Côte d’Azur
Rhône-Alpes
Aquitaine, Bretagne, Franche-Comté, Haute-Normandie, Centre et Alsace sont, sur la base de ces calculs, les régions les plus performantes. La Corse, le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Nord-Pas-de-Calais, en revanche… «
Les faits ( pour Lénine ) et les chiffres ( pour l’Insee ) sont têtus..
Ce titre dans le Midi Libre du 31 juillet 2008: » Conseil Régional La longue marche du canal vers l’Aude » Et le rédacteur de l’article consacré à cette dernière session présidée par G. Frêche de noter » qu’il y avait du pain sur la planche, pas moins de 127 dossiers à trancher « . Joli sens de la métaphore ! On tranche donc les dossiers comme on tranche du pain, ou des têtes, et on fait marcher les canaux sur les fleuves, en Languedoc-Roussillon. Ce qui, après tout, n’est pas une si mauvaise façon de voir les choses…
Avec l’ affaire Siné, un vieux monsieur qui vient de se faire virer de Charlie Hebdo pour avoir écrit des lignes indignes sur Jean Sarkozy, remonte à la surface un antisémitisme à prétention sociale. Celui d’une certaine gauche qui amalgame le Juif à l’argent, à la banque et au capitalisme, et Israël à » l’extermination » des palestiniens, l’Amérique impérialiste de Busch et l’oppression des musulmans. Une « gauche » qui n’hésite plus à s’afficher dans les colonnes de nos grands quotidiens et dans les commentaires de ses lecteurs. Et qui, dans notre histoire, n’est pas sans titres de bassesses. Ainsi Proudhon, le père de l’anarchisme français, écrit-t-il dans ses Carnets (1858 ) à propos de la «race juive»: «Demander son expulsion de France, à l’exception des individus mariés avec des Françaises; abolir les synagogues, ne les admettre à aucun emploi […] Le Juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie ou l’exterminer» Et le jeune Marx lui‑même, d’assurer, dans un discours douteux dans La question juive écrite en 1844 alors qu’il séjournait en France: «L’argent est le dieu jaloux d’Israël, devant qui nul autre dieu ne doit subsister» Quant à Jaurès , pourtant déjà acquis à la cause dreyfusarde, il déclare encore, en juin 1898, non sans ambiguïtés : «Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la fièvre du prophétisme, nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corruption et d’extorsion. Mais nous disons, nous : ce n’est pas la race qu’il faut briser; c’est le mécanisme dont elle se sert, et dont se servent comme elle les exploiteurs chrétiens.» En pleine crise identitaire et dans un climat d’antisarkozisme haineux, la tentation du bouc émissaire juif ressurgit donc.Et pour la plus grande joie des émules de Maurras et de Drumont, elle vient d’une gauche radicale et intellectuelle qui, malheureusement encore, bénéficie d’un statut d’instance de légitimation idéologique. Sombre temps, les loups arrivent…
𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]
Les conditions objectives sont réunies. Une gauche social-démocrate devrait exister. Elle n’a pas de toit. Elle s’éparpille entre les courants du PS et les marges d’EELV. Partout, elle […]