Archives de l’auteur

La lumière de Nicolas de Staël.

                                                                                                                       

Le ciel est bas. Couleur d’acier. L’atmosphère lourde et chargée d’humidité vous colle l’esprit
 à même la peau.Comme les premières paroles d’un matin ordinaire échangées autour d’un premier café, elle vous renvoie dans un temps trouble et sans âme. Un temps de peurs et de fantasmes à se réfugier dans l’écoute du concerto numéro 5 de J.S.Bach ou à se tourner vers la lumière d’un Nicolas de Staël. Pierre-Henri Thoreux , lui consacre un joli petit texte dans son blog. Allez voir!  

Besson! un Chardonne qui aurait « fait 68″…

 Un extrait de la dernière chronique de Patrick Besson , dans Le Point de cette semaine. C’est vif et vrai. Stylé et plein d’humour :  » Cohn-Bendit : sur quel ton il s’est adressé à notre président. Il l’a pris pour un CRS de 1968. Ou alors c’est un ex non répertorié de Carla. Le trémolo de l’indignation dans la culotte du dalaï-lama. Ayant abandonné la lutte des classes depuis plusieurs décennies, Cohn-Bendit est obligé de trouver de nouveaux prolos pour faire entendre sa voix de stentor qu’il adore. Tibétains de tous les pays, unissez-moi. Il va chercher un combat de gauche au bout du monde, tellement il ne veut pas en trouver un chez nous. Ça le démoderait de lutter contre les conditions de vie et de travail des ouvriers et employés européens. Lui ferait perdre son aura dans les médias. Ses complicités dans les journaux. On pourrait le confondre avec Besancenot, Chevènement ou Aubry. Ce qui ne serait pas moderne. Dany, c’est le styliste de la révolution. Comme Lagerfeld, pas comme Stendhal. « 
Besson, lui, est  un sceptique amusé,un virtuose du paradoxe. Chaque phrase de sa prose pourrait servir de citation:  » Le maigre est méchant car il a faim et il envie le gros parce que l’autre a bien mangé. »  Comme un Chardonne qui aurait  » fait 68 « …

La nasse d’Axel.

Pour Axel Kahn, généticien et essayiste qui a beaucoup travaillé sur l’éthique dans les sciences: «La morale universelle, c’est de limiter la manifestation des inégalités physiques. La morale sportive, c’est que le meilleur gagne. Au regard de la morale universelle, la morale sportive est donc immorale. »  Pris dans la nasse du moralisme journalistique, Il aurait pu développer cette lumineuse pensée en ajoutant qu’elle était aussi, la morale sportive, anti-égalitaire et donc anti-démocratique. Pour ne pas dire  » essentiellement  » (au sens philosophique du terme) fasciste… Aux jeux olympiques de la pensée molle et bien pensante, suggérer ainsi l’abolition de toute compétition sportive au motif qu’il y aurait des gagnants et des perdants c’est, à coup sur et facile, s’assurer le soutien des bobos avachis et des joggers du dimanche. D’autres, et peut-être les mêmes, y verront aussi la promotion d’un clonage reproductif social et démocrate à partir d’un même standard physique, intellectuel et social. L’égalité des conditions, posée en soi, pour tous et en tout domaine, c’est assurément, grâce à la suppression de tout  » système compétitif  » ou l’instauration d’une  » reproduction sociale clonée « , démocratique et imposée (!!!) , la fin des inégalités. Et celle, accessoirement, de notre humanité…

Valet de nuit…

J’ai pris l’habitude de ne jamais lire un ouvrage l’année de sa parution. Une façon comme une autre d’échapper au temps des médias. Celui de l’actualité fabriquée à la va-vite par des petits-pères-la vertu à la fatuité sans limites. Celui aussi de la critique de bazar et de ses connivences douteuses. Ainsi, qui se souvient de Michel Host et de son roman, Valet de nuit, publié chez Grasset, qui lui valu pourtant le prix Goncourt en 1986, et dont j’ai entrepris la lecture hier ? Pour tomber sur ceci, page 79 : « Maman ne rit plus, et je ne sais ce qu’elle lit, ni même si elle lit. Nous recevons le Monde et le Figaro chaque matin. Il arrive que je trouve sur la console de l’entrée plusieurs exemplaires encore revêtus de leur bande de livraison. Ils iront directement à la poubelle. Pourquoi n’avons-nous pas résilié nos abonnements ? Négligence, sans doute. Ou désir inconscient de nous relier au monde extérieur par de fragiles signes de papier. S’il est quelque chose que maman et moi partageons vraiment, c’est l’opinion que nous nous faisons des nouvelles. Le terme désigne avec une impropriété absolue la répétition lassante et prévisible de faits ignobles dont les auteurs, authentiques crapules ou paranoïaques solennels portés au pouvoir par l’imbécillité des peuples, ne s’y maintiennent que par le concours naturel de l’intérêt et de la lâcheté. » Cet après-midi, le ciel est lumineux et le temps est à la plage. Je m’y rendrai vers les 17 heures. Le soleil aura perdu de son intensité et les « vacanciers » auront pliés leurs parasols. Seul, ou presque, en attendant d’être rejoint par mon habituelle et silencieuse mouette.En compagnie de laquelle, jusqu’à la tombée du jour, je poursuivrai ma lecture…

François… Pavlov.



La caravane de la réforme des institutions est passée et les socialistes, tendance Pavlov, continuent d’aboyer. Il en est quelques uns, cependant, qui, franchement dans l’opposition, ne se contentent pas de plagier J.F Khan. Comme
Manuel Valls et d’autres, dans le Monde:
 » L
‘adoption de la réforme constitutionnelle conduit à s’interroger sur la pertinence de la stratégie du Parti socialiste », écrivent les députés socialistes Christophe Caresche (Paris), Jean-Marie Le Guen (Paris), Gaëtan Gorce (Nièvre) et Manuel Valls (Essonne) dans une tribune à paraître, mardi 22 juillet, dans Le Monde (daté du 23 juillet). Les quatre élus dénoncent notamment « une incapacité » du PS « à s’abstraire d’une forme d’anti-Sarkozysme pavlovien qui le conduit à s’opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République ».Et que reprend l’édito au canon de Laurent Joffrin dans Libé :
 » Pourquoi, sinon sur la base d’un raisonnement à courte vue, se transformer en opposant de Pavlov qui dit blanc quand Sarkozy dit noir, et noir quand il dit blanc, y compris sur les mêmes sujets ? Cela plaît peut-être aux militants. Les logiques de parti échappent parfois à la logique tout court. Mais cela ne fait guère progresser le débat politique, et encore moins l’opposition.  » Ce que confirme François, qui persiste dans sa pavlovphilie délirante, avec cette perle d’humour noir  :  » le perdant, c’est Nicolas Sarkozy « . Ouah !!! Ouah!!!


 

 


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