Contre-Regards

par Michel SANTO

Le sommeil de la raison

Homme lige : « qui a rendu à son seigneur un hommage l’engageant à une fidélité absolu. ». C’est la définition qu’en donne le Petit Robert et qui, d’après C.S.Di Scipio, dans l’Indépendant de dimanche, qualifierait le mieux E. Andrieu. Il le serait de Ségolène et de G. Frèche réunis, si je lis bien cette édifiante interview dans laquelle notre jeune élu audois précise aussi, fièrement, qu’il a « appelé les socialistes à faire preuve dans cette affaire de discernement et de soutien à G. Frèche… »

Risquons la liberté!

imgres-1  

Patrick  Nappez, le « patron » de la rédaction narbonnaise du Midi Libre, a raison de s’indigner de la mise en circulation sur Internet de rumeurs de « fraude fiscale » concernant le couple formé par F. Hollande et S. Royal.  Mais il a tort de s’en prendre aux blogueurs et internautes en général, et à ceux de Narbonne en particulier, au motif qu’ils ne diffuseraient que des « boules puantes » : faux débats entre amis, réflexions pseudo philosophiques, propagande stalino-castriste, injures…  Il est vrai que circulent sur le Net des informations et des « textes » nuls, scandaleux partisans et injurieux. Est-ce propre à la blogospère? Non ! évidemment. Ces détestables «copies» pullulent aussi dans l’univers de la presse écrite, notamment.

Tout cela est un faux procès. Et notre procureur a du mal à cacher sa rancune envers une réalité qui lui échappe.

L’époque est bien finie en effet où les journalistes pouvaient se présenter comme les seuls dépositaires du Bien et leurs journaux comme les dernières institutions de Salut. Leur pouvoir d’intimidation par « leur pouvoir de distinguer » (R.Debray) s’évapore. Et qui peut encore penser qu’un «billettiste», aussi talentueux soit-il, puisse, « du haut »  et à l’abri de son monopole éditorial, régenter le bien et le mal dans sa cité? Personne. Désormais, l’information court aussi sur la «toile», et ailleurs. Et c’est tant mieux… Pour ma part, je me réjouis plutôt de cette extension du domaine de la liberté. Elle n’est pas sans risques, mais c’est la seule défense que nous ayons face à l’intolérance. D’où qu’elle vienne.

       

Chronique de Narbonne. Conversation avec Edouard R…

 

conversation


Un dimanche matin de janvier comme je les aime. Lumineux et doux. Face au soleil, en compagnie de mon jeune ami Edouard, nous improvisions sur le thème de la liberté «permise» dans l’engagement militant et l’exercice d’un mandat politique.

Je soutins qu’elle est très réduite, voire, pour le plus grand nombre, nulle. Sauf à considérer le projet politique qui mobilise le militant ou le politicien tout entier dans ses pensées et dans ses actes comme intrinsèquement libérateur. Dans ces conditions, en effet, «la privation de liberté» dans le présent de l’engagement politique (traduire : sens des responsabilités) est la condition d’une totale liberté dans la réalisation espérée du projet politique qui la porte.

Cérémonie des voeux.

Ah ! la cérémonie des vœux en France. Pas une institution n’y échappe.

De la Présidence de la République à l’association des boulistes de quartier, tout le monde y va de son discours truffé des mêmes vœux pieux, ornés des mêmes métaphores maritimes et conclus des mêmes appels à l’union sacrée. Tous les jours ou presque de ce mois de janvier sont réservés par nos élites à cette « geste » républicaine. Elle n’a pas que des inconvénients, remarquez ! Les buffets sont  généreux et les verres vite remplis. A condition cependant de pouvoir s’en approcher, ce qui n’est pas à la portée du premier venu ! Il y faut une longue pratique et du savoir-faire. Chaque centimètre carré conquis est une position gagnée de haute lutte à un adversaire qui, le regard et la main tendue vers les canapés au saumon et les éclairs au chocolat, ne s’avoue jamais vaincu.

Chez nous, celle du sous-préfet de Narbonne est la plus courue. Somptueux est aussi son accueil, dans une ambiance «Empire». Un paradoxe en un temps où ce fonctionnaire ne sert plus à rien. C’est peut-être ce côté désuet, ancien régime, que les dames des élus, qui y sont plus nombreuses que partout ailleurs, apprécient.

Les français sont ainsi. Ils coupent la tête des rois et regrettent leurs cours.

Articles récents

Vu d'Aude, monsieur Mélenchon, vous m'êtes apparu comme un homme sans principes et sans valeurs…

Vu d'Aude, monsieur Mélenchon, vous m'êtes apparu comme un homme sans principes et sans valeurs…

        Vu d'Aude, encore traumatisée par les catastrophiques évènements subis au début de cette semaine – une Aude, en certains de ses endroits, dévastée, où des famille[Lire la suite]
Dans l'Aude, le tragique et la douleur ont fait brutalement irruption…

Dans l'Aude, le tragique et la douleur ont fait brutalement irruption…

      Narbonne, le 16 octobre à 13 heures Depuis hier soir, ne me quitte plus ce sentiment du dérisoire et de l'insignifiance  de la "vie" politique telle que la rapportent [Lire la suite]
La branlée du RCNM à Valence fera-t-elle réfléchir les "Socios" et les "autres"…

La branlée du RCNM à Valence fera-t-elle réfléchir les "Socios" et les "autres"…

          "Sucette", le gourou des Socios du RCNM, a beau s'en "beurrer les noisettes", sortir la lame et pointer son équipe en lui retirant son aide financière, [Lire la suite]
Une prison à Perpignan, mais pas à Narbonne, ni à Lézignan...

Une prison à Perpignan, mais pas à Narbonne, ni à Lézignan...

        Fin de l'enfumage médiatico-politique sur l'édification d'une prison dans le Narbonnais d'abord, puis le Lézignanais ensuite. L'État vient de s'engager en eff[Lire la suite]
François Hollande se déplace dans l'Aude sous de tristes auspices…

François Hollande se déplace dans l'Aude sous de tristes auspices…

François Hollande poursuit sa "tournée des popotes" dans les supermarchés et les grands magasins culturels. Parfois des librairies. Il y vend et signe ses "mémoires" quinquennales : "les leçons du po[Lire la suite]
Le Théâtre+Cinéma du Grand Narbonne et la Tempora du même : une mutualisation impossible ?

Le Théâtre+Cinéma du Grand Narbonne et la Tempora du même : une mutualisation impossible ?

        Samedi dernier, nous recevions, Jean-Claude et moi, à Radio Barques, madame  Marion Fouilland-Bousquet, la directrice du Théâtre+Cinéma Scène Nationale, du Grand [Lire la suite]