Chronique de Narbonne, et d’ailleurs. Réforme territoriale: c’est du Godot sur la « scène nationale » du Théâtre…

imgres-2

Le Théâtre Scène nationale de Narbonne recrute son nouveau directeur. Un appel à candidature a donc été publié. Et à le lire, on trouve, le résumé parfait de ce dont souffre notre administration publique prétendument décentralisée. Je pensais, en effet, naïvement, que la gestion de cette « scène » relevait de la seule autorité juridique de l‘Association « Centre d’Art et de Culture. Le Théâtre », et celle de son équipement du Grand Narbonne, principal financeur, de surcroît.

Chronique de Narbonne, et d’ailleurs. Le néo-crétinisme des services de presse des collectivités locales…

ubu

Météo France nous bassine régulièrement avec ses « épisodes » nuageux ou neigeux, mais là, avec « sa mise en place d’un épisode cévenol » le sommet de la crétinerie est désormais atteint. Une crétinerie qui se propage à la vitesse de la lumière et atteint toutes les couches de la société de communication jusqu’aux services de presse des collectivités locales qui, par paresse ou illettrisme, reproduisent ses communiqués météorologiques. Le mot épisode désigne, en effet, précisément une action incidente dans un ouvrage d’imagination en vue d’y jeter de la variété.

Les convictions aujourd’hui, c’est quand tu ne peux plus faire autrement…

images

Mes lectures:

« L’effusion fut franche, celle de deux députés qui ont partagé les bancs de l’Assemblée à la même époque, qui seraient bien en mal de détailler ce qui les sépare  politiquement, si ce n’est qu’à un moment donné une opportunité leur a été offerte par un camp plutôt qu’un autre.

— Ça me fait plaisir de te voir. Tiens ! Assieds-toi.

Il lui désigna un fauteuil Louis XV.

Ils restèrent un moment silencieux comme si chacun cherchait une gentillesse crédible à dire. Le Premier ministre fut le plus prompt à cet exercice.

— J’ai apprécié ton soutien sur la politique étrangère.

— C’est le seul domaine où l’opposition peut soutenir le gouvernement sans qu’on soit suspectés d’entente. Les gens pensent que notre démocratie fonctionne tant qu’on s’étripe. Si on s’accordait sur d’autres sujets d’intérêt national, ils s’imagineraient dans un système totalitaire. Mais pour le reste, je trouve que vous ne montrez pas beaucoup de convictions.

— Les convictions aujourd’hui, c’est quand tu ne peux plus faire autrement, tu le sais bien.

— Mais vous ne pouvez plus faire autrement que de bouger. Sauf si vous vous résignez sur votre sort et que vous acceptez qu’on soit au second tour seuls contre l’extrême droite.

— Les gens s’accrochent à l’idée d’un passé qui n’a jamais existé. On est dépendants d’une croissance sur laquelle on a de moins en moins d’influence, je ne t’apprends rien. »

Extrait de : Dugain, Marc. « L’emprise. » Editions Gallimard, 2014. iBooks. 

Chronique de Narbonne. Des Barques en scène, à celle du Pavillon: impressions de fêtes…

large

Inutile et stupide polémique politicienne sur le nombre de personnes « drainées » (cf l’Indépendant) par les « Barques en scène ». Incontestablement il y avait du monde sur les deux cours: j’en ai vu beaucoup; et du beau monde sur la grande scène: je n’en ai vu aucun. Comme samedi Benabar, que j’aime bien pourtant. Trop loin, trop de bruit… Même sa voix, méconnaissable. Il n’est pas fait pour ce genre de scène. Trop vaste. Ses textes, sa sensibilité exigent plus d’intimité, d’attention pour être pleinement goûtés. Comme pour Barbara, dont je garde un si mauvais souvenir  lors de son passage à Montpellier, au Zénith. La veille, rien vu non plus sur les Barques. Si, des amis au stand des Centurions. Rosé et barquettes de morceaux de seiche, moules …  passés à la plancha, au menu.

Articles récents