Mes Contre-Regards sur Grand Sud FM du 21 février 2015 (première partie)

 

santo grand sud fmDans cette première partie de mes Contre-Regards il sera question des élections départementales et du Groupe des Élus Responsables et d’un arrêt de bus réalisé de manière irresponsable par la Ville de Narbonne…

Mes Contre-Regards sur Grand Sud FM du 21 février 2015 (deuxième partie)

santo grand sud fmDans cette deuxième partie de mes Contre-Regards il sera question du contrat d’agglomération du Grand Narbonne avec le Département de l’Aude et des problèmes posés par ces « financements croisés » ainsi que de l’investissement d’éleveurs ovins d’Ouveillan dans la région de Salamanque, en Espagne…

Chronique de Narbonne. Des « élus responsables », mais qui ne le sont pourtant pas…

imgresDans un billet précédent, je notais les éventuelles conséquences politiques et électorales, pour la droite narbonnaise en général, à se présenter sous le «loup»: «Votez pour des élus responsables», et signalais que l’on pouvait faire une longue liste de décisions irresponsables prises par ses promoteurs, au plan national ou local, notamment, pour faire la démonstration, qu’en ce domaine, le critère d’appréciation n’était point l’appartenance à un camp, de gauche, du centre ou de droite.

J’en veux pour seule preuve récente la décision prise par le maire de Narbonne de déplacer deux abris-bus : «Passage Rossel» et «Médiathèque Mistral» devant le Palais du Travail. Deux abris-bus réalisés, mais sans bus pour s’y arrêter! Pourquoi? Eh bien pour l’unique raison que le Plan de Déplacement Urbain, comme la gestion de la délégation de service public relative aux transports urbains relèvent de la seule autorité de l’Agglomération, et donc de Jacques Bascou, son Président. En conséquence, ces travaux faits, sans aucune concertation, par Didier Mouly, nous donnent ce spectacle étrange de deux mobiliers urbains fantômes, tandis que les bus continuent de circuler, comme ils l’ont toujours fait, sur le même itinéraire et de s’arrêter à la hauteur des mêmes abris-bus.

Alors, de deux chose l’une. Soit, les décideurs de la Ville de Narbonne ignoraient cette répartition des compétences, soit ils en connaissaient les principes. Mais, de toute façon, deux raisons qui cependant suffisent – indépendamment des problèmes de sécurité pour les usagers-piétons que soulèveraient les changements d’itinéraires voulus par le maire de Narbonne –  pour qualifier cette initiative, et son coût, de parfaitement, si je puis-dire, irresponsable.

Capture d’écran 2015-02-21 à 10.06.31

Deuxième exemple, celui présenté par nos «Élus responsables», qui,  fustigeant la pauvreté du Département en font porter la responsabilité au PS et à sa gestion  pendant tout le siècle passé.

Une première incidente historique, tout d’abord, en faisant remarquer que la SFIO et le PS ensuite jusqu’à aujourd’hui, ne « tiennent » ce Département que depuis la Libération. Mais passons vite, sur cette réinterprétation de l’histoire! pour ne retenir que l’argument avancé : le taux de chômage dans l’Aude, effectivement très élevé. Pour constater qu’en 2011, celui de l’Aude était de 17% , et celui de la commune de Narbonne de 19%.

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19,3%! et ce au terme, à trois ans près, d’une très longue gestion de la Ville par la droite locale sous le label Nouveau Narbonne; celui-là même de l’actuelle municipalité.

Devrait-on, pour autant, qualifier la politique menée antérieurement par Hubert Mouly et ses successeurs, sur sa ville,  pendant 21 ans, d’irresponsable. Évidemment, non! Les causes de cette pauvreté en emploi, dont toutes les autres découlent, sont, en effet, structurelles. Elles tiennent à l’économie générale de ce Département et de cette Région, et à l’absence d’un véritable « moteur » industriel et de services marchands conséquents pour y créer de la richesse et de l’emploi. Or l’on sait, ou devrait savoir, que les principaux facteurs susceptibles de favoriser l’investissement productif dépendent de décisions fiscales ou sociales relevant de l’État; et que l’on ne modifie pas radicalement la structure économique d’un Département comme l’Aude par un simple changement de majorité politique. D’autant que l’institution départementale en question n’a pas le pouvoir d’agir dans un domaine – économie-emploi – relevant des compétences de l’État et des Régions…

En politique, surtout, chacun est responsable de son ignorance. Réelle ou feinte!  Surtout quand elle s’exprime publiquement!

Manuel Valls, n’enterrez pas la loi de 1905 – Valérie TORANIAN

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L’édito de Valérie Toranian du Lundi 16 Février dans la Revue des Deux Mondes:

Omar El-Hussein était un petit délinquant de 22 ans, il était né au Danemark et, sans doute inspiré par les attentats du 7 et du 9 janvier à Paris, il a donné la mort à deux reprises samedi 14 février à Copenhague.

Cible de sa première attaque, Lars Vilks, l’auteur de la caricature de Mahomet en 2007 : sa tête est mise à prix par les islamistes comme celle de Riss, le dessinateur de Charlie Hebdo qui a repris courageusement les rênes du magazine satirique. Cible de sa deuxième attaque, quelques heures plus tard, les Juifs : une fusillade contre une synagogue a fait un mort.

Manuel Valls, en usant du 49.3, signe aussi la fin de l’hégémonie culturelle et politique d’une certaine gauche…

Gramsci-guerre-de-position-et-guerre-de-mouvementsLa décision du Gouvernement de Manuel Valls d’utiliser le 49.3 (ce qui n’est pas scandaleux, en soi!) pour faire passer la loi dite Macron au motif que sa gauche de la gauche, du PS au Front de Gauche en passant par les Verts, établit désormais que ses seuls marqueurs culturels, idéologiques et politiques se limitent au « Mariage pour Tous » et « Au refus du travail le Dimanche », même étendu de quelques jours à peine. Avec comme figures emblématiques, mesdames Taubira et Aubry.

C’est aussi le signe de la fin d’une longue période historique où la Gauche, disons traditionnelle et au sur-moi marxiste, jouissait d’une incontestable et lourde hégémonie culturelle au sein de la société civile. Une hégémonie au sens « Gramscien » (1)  du terme qui lui a permis de conquérir nombre de pouvoirs, dont celui de l’État.

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