Plusieurs élus du Parti radical de gauche ont visité, hier après-midi, le musée des Abattoirs à Toulouse. Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité était accompagnée par l’ancien international de rugby et maire de Gruissan Didier Codorniou, de Dominique Salomon, vice-présidente du conseil régional de Midi-Pyrénées, déléguée à la culture et de Frédéric Lopez, président du groupe des Radicaux de gauche au conseil régional du Languedoc-Roussillon.
Le photographe les a fixés devant « La dépouille de Minotaure en costume d’Arlequin », que Pablo Picasso a conçu avec Luis Fernandez en 1936 pour la pièce « 14 Juillet » de Romain Rolland, afin de célébrer symboliquement le premier quatorze juillet du Front Populaire. En réalité, une oeuvre entièrement réalisée par Luis Fernandez. Picasso, comme pour beaucoup d’autres oeuvres signées de lui, s’est contenté d’apposer quelques touches finales au travail de son ami espagnol…
Nul hasard, évidemment, dans cette mise en scène. Il est établi maintenant, en effet, que le PRG se prépare à partir seul aux régionales de décembre 2015, en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon. La décision finale est pour l’instant suspendue aux résultats de la rencontre entre Baylet et Valls, avec un portefeuille ministériel à la hauteur des ambitions du patron du PRG, certainement à l’ordre du jour. Mais Philippe Saurel est lui aussi dans la course, et sera le même jour chez le premier ministre, avec les mêmes ambitions…
Revenons donc à cette toile, et à son sens politique, très chargée symboliquement. Que voit-on au premier plan? Un Minotaure mort en habit d’arlequin soutenu par un géant ailé à tête d’aigle qui évoque la figure d’Horus, dieu solaire égyptien; ainsi que de très puissantes allusions tauromachiques propres à l’univers de Picasso. Le message envoyé des Abattoirs de Toulouse – autre message collatéral! – est clair: la course ( au sens taurin du terme ) entre PRG et PS n’est pas terminée.
Le 5 juin, je faisais état du vent de fronde des « grands élus » de la future Grande-Région, et, pour ce qui me concerne directement, plus précisément ceux du Languedoc-Roussillon envers, non seulement la méthode, mais aussi la personnalité de Dominique Reynié, la tête de liste des « Républicains » désignée pour les élections régionales de décembre 2015. Dans ce billet, je faisais observer que ça tanguait sérieusement: « Et pas seulement dans l’Hérault …Dans le Gard, le sénateur-maire de Nîmes, Fournier, sur un autre registre le dit publiquement: Reynié n’est pas légitime pour conduire les Républicains. Après Grand, lui aussi sénateur, dans le département voisin, ça commence à faire beaucoup. Dans l’Aude, Py, le chef de file des Républicains, n’apprécie guère, lui non plus, que Reynié organise, le 13 de de mois, sauf clash d’ici là, un rassemblement des élus de droite et du centre à Narbonne … chez Didier Mouly, qui déjà se voit nommé par Reynié « référent départemental » et tête de liste. »
Eh bien! voilà que cette réunion , hier, à Narbonne vient de confirmer tout cela. Le matin même, on pouvait lire dans l’Indépendant la déclaration de candidature pour la tête de liste , dans l’Aude, de son maire « apolitique » Didier Mouly, et constater que, dans la salle des Synodes, où devaient se retrouver les 40 élus invités par D.Reynié, on en comptait 18, seulement! Il manquait du lourd, du très lourd… Py, le maire de Leucate et patron des « Républicains » dans l’Aude, s’était lui aussi fait « porté pâle »: indisposé! On peut le comprendre… Surtout après sa petite revue de presse matinale entre cafés et croissants. Une double provocation, cette réunion chez Mouly et sa déclaration de candidature. Entre parenthèses, Michel Moynier, qui fut choisi par Hubert Mouly pour lui succéder, et qui fut battu par Jacques Bascou, doit apprécier. Ne lui faisait-on pas le procès dans les rangs de Nouveau Narbonne, qu’il présidait alors,chez les « anciens », Didier Mouly en tête, de préparer la dissolution de son mouvement dans l’UMP…
Bref, dans la Grande-Région, en Languedoc-Roussillon, dans l’Aude et à Narbonne, c’est le grand désordre à droite. Et le temps presse pour sortir de cette crise qui, si elle devait perdurer, ouvrirait un véritable boulevard pour le FN, où une liste labellisée par Philippe Saurel, s’il décidait de concourir… Jean Pierre Grand, le sénateur « Républicain » de l’Hérault, le lui demande et lui propose même ses services… C’est dire!
Les CCI de l’actuelle région Languedoc-Roussillon avaient jusqu’à la fin juin pour rendre leur copie au préfet pré-figurateur de la future grande région pour lui proposer leur nouvelle organisation territoriale. Lors du bureau de la CCI Languedoc-Roussillon tenu le 9 juin, les présidents et les représentants des neuf CCI que compte la région à ce jour ont approuvé le principe de la départementalisation de la carte consulaire. Cette décision, approuvée par 9 voix sur 14, se traduira donc par la réduction du nombre de CCI, qui passeront de neuf à cinq. Comme prévu dans de nombreux articles publiés, ici même. Rien de bouleversant! Et la fin de la tentative de la dernière chance des deux CCI de Narbonne et de Béziers d’échapper à leur départementalisation… (voir notamment mon ITW dans le Midi Libre: ici) Et celle plus récente publiée dans la revue Réseaux LR (mai-juin).
J’ai, depuis l’annonce faite par Didier Mouly de créer une salle multimodale…., toujours considéré que ce n’était pas une priorité, tant pour des raisons économiques et sociales, que financières. Dans un contexte de crise des finances publiques durable, de raréfaction des ressources fiscales et de baisse des dotations de l’État, il convient de privilégier, en effet, plutôt des investissements publics au taux d’utilité, pour les contribuables Narbonnais, le plus élevé possible, que des opérations de prestige, à vocation sportive et culturelle pour des publics ciblés, générant d’importantes dépenses de fonctionnement (1). De ce point de vue, l’extension de l’aménagement des Barques jusqu’au parvis du Théâtre pour doter notre cité d’une des plus belles « places » de centre-ville de la future grande Région, eût été, me semble-t-il, beaucoup plus judicieux. Son intérêt d’usage et de fonction pour l’ensemble des Narbonnais est si évident qu’il n’est pas besoin de d’argumenter, comme on se passera aisément de longs développements pour en souligner sa pertinence économico-touristique, notamment.
Pour la grande région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Le PS a désigné depuis longtemps sa tête de liste : il s’agit de la secrétaire d’Etat Carole Delga, qui mène déjà campagne avec Damien Alary, l’actuel régent du Languedoc-Roussillon, en numéro 2. Et Christophe Borgel, député PS de la Haute-Garonne, le monsieur élections au PS, vient de le déclarer tout net : « Le PRG n’aura pas la tête de liste. Ils l’ont déjà eu pour les Européennes dans la grande circonscription PS. Rappelons que 11 des 13 départements de la future grande région sont détenus par le PS ». Une tête de liste que Jean-Michel Baylet revendiquait pour la ministre du Logement, la Tarn-et-Garonnaise Sylvia Pinel. Conséquence, si le PRG ne plie pas, Sylvia Pinel conduira une liste autonome, avec ou sans Philippe Saurel et ses amis.
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