Contre-Regards

par Michel SANTO

Ils fument encore, à la table de Saint Crescent !

 

 

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Stendhal l’avait déjà noté dans son Journal de Voyage daté de 1838. Narbonne ! « C’est la patrie du vent. » Le Midi Libre, en dénombre quatre. Quatre vents qui font l’accroche d’une rubrique quotidienne. Y sont rapportés les « on-dit », les rumeurs, les potins de la petite « société » narbonnaise ! On y médit et ironise, on se croirait dans un dîner en ville, mais sans méchancetés. Ainsi, savons nous que  Gérard Dubois, notre ancien sous-préfet, était très en verve, l’autre soir, à la table étoilée de Saint-Crescent. Montaigne, la bonne chère et les cigares ont été invoqués devant une assistance fournie en notabilités. Une exotique pipe aussi a été honorée : le calumet de la paix, par les Amérindiens des plaines autrefois utilisée pour, avec leurs Dieux, communier. Il est vrai que Jacques Bascou, le maire, Didier Mouly, le fils de l’ancien maire ( qui ne rêve, à son tour, que de le devenir ! ) et Hervé Fraisse, le délégué de Patrice Millet ( qui lui, tous les matins,  y pense ) étaient de l’honorable tablée . L’occasion, pour les membres de ce « club » huppé de fumeurs de havanes, de disserter sur leurs qualités afin de les départager. Le partage d’expériences, comme pour un vitole, importe en effet ; comme importe aussi son origine, l’ aspect et son remplissage. Enfin, surtout, surtout, il convient, à la bonne mine des vendeurs, de ne jamais se fier . A ma connaissance, Gérard Dubois et ses amis fument encore ! Les effluves du calumet de la paix n’ont toujours pas permis, au « grand esprit » des Amérindiens convoqué, de les aider à distinguer, des trois, le mieux doté. Quoique, en secret…

 

 

 

A Narbonne, Mouly est une “marque” !

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Dans un récent billet, je rappelais que le marché politique obéissait aux mêmes lois que les autres, les grandes marques ayant la préférence des électeurs. Peu importe en effet la « qualité » intrinsèque du produit, c’est la « marque » qui conditionne l’acte d’achat et , en l’espèce, détermine le vote pour un candidat. Une marque qui  symbolise une histoire, des référents sociaux, des personnages historiques… A Narbonne, par exemple, ce peut être le nom d’un parti : PS, UMP…, ou le nom d’une éminente personnalité : Mouly. Ce qui me faisait dire à un ami, samedi dernier, à l’heure du thé, que le sondage lancé pour apprécier le rapport des forces au sein des forces d’opposition à J. Bascou,   entre Mouly ( le fils ), l’ U.M.P et Millet serait très largement favorable au premier; et que si les élections avaient lieu demain, ce seraient Bascou et ses alliés du PS qui les gagneraient. Ce qui vient d’être provisoirement confirmé. Dans l’imaginaire narbonnais, le nom de l’ancien maire possède en effet, pour longtemps encore, une importante « valeur ajoutée » ; il est associé, à tort ou à raison, peu importe, à des principes, une méthode et des valeurs qui sont toujours d’actualité. Il suffit donc filialement, comme Didier, de le porter pour spontanément capter une part importante de la demande du marché électoral narbonnais. Il serait vain de le nier! Nouveau Narbonne ne signifie rien, mais son créateur et son nom, à l’inverse, signifient tout: c’est un capital de notoriété à forte productivité. Autant dire que pour Narbonne Oxygène et Patrice Millet, pour inverser cette tendance lourde du marché , il va lui falloir de bons vents, de solides équipiers et beaucoup ramer… 

Il faut, Narbonne et Cambrai, les jumeler !

 

 

 

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Dans ma petite cité, qui se voit grande et qui n’est pas Cambrai, on distribue des bêtises à toute volée. On y veut battre monnaie et sociocratiser ( !!! ), sous l’égide de « Potes  », dans leur Maison, chapeautés de phrygiens bonnets. A les entendre, c’est une Commune qu’ils voudraient instituer ! La citoyenne Herpe, Vice- Présidente du Grand Narbonne, l’a claironnée en présentant ses vœux au personnel de la Maison de l’Emploi et de la Formation. Cette narbonnaise monnaie  « répond à la volonté du Président et des élus de mettre en place ce système pour lutter contre le capitalisme et tous ses maux! », a-t-elle proclamé. Des sous et des billets pour tuer le capital et ses valets, il fallait y penser ! Nos sans-culottes d’opérette l’ont osé. Les chômeurs du Narbonnais, à dame Herpe, dans sa Maison de l’Emploi, demain, sauront lui rappeler sa naïve envolée et viendront lui chanter sur des airs de Pottier : « Par ici la monnaie ! »

Dans le narbonnais, on n’a pas de pétrole…

 

 

 

 

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Dans le Narbonnais, on ne crée pas de valeur ajoutée, mais on a des idées avancées ! Citoyennes, s’entend ! Qui germent dans des cafés où naissent des « Collectifs », qui le sont tout autant. Ils veulent,  en Narbonnaise , désormais « battre monnaie » ! C’est à la « Maison des Potes », solidairement subventionnée, que leur première « feuille » dédiée à ce sujet vient d’être présentée. Un long et obscur plaidoyer sur la « sociocratie » y est pédantesquement étalé ; une enfilade de perles citoyennes parmi lesquelles cette beauté : «  en sociocratie les membres d’une organisation n’exercent pas de pouvoir les uns sur les autres » !!! On ne doute pas, qu’au Grand Narbonne et à sa «  mairie », ce citoyen précepte, Jacques Bascou, saura le faire respecter. Dans le Narbonnais, on n’a pas de pétrole, mais on produit d’abondantes et fumeuses  idées … 

Le Président voit grand et double!

 

 

 

 

 

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Jacques Bascou , qui veut voir Grand pour Narbonne, a vu double hier à la cérémonie des vœux de la Communauté d’Agglomération. S’adressant à son Directeur Général, il l’a ostensiblement qualifié d’un « Monsieur le Président » plongeant l’assistance dans un fou rire vite étouffé. Son lapsus dévoilait-il le nom du vrai dépositaire du pouvoir dans cette institution, ou, à l’inverse, voulait-il, de son directeur, exprimer le désir de se l’approprier tout entier ? On penche pour… les deux hypothèses, quand on connait les relations d’amour-haine tapies au sein des couples Président-Premier conseiller. Quoiqu’il en soit, on ne doute pas que d’autres, par peur et sentiment d’être mal aimés, ont rappelé à Jacques Bascou la plénitude de ses responsabilités. Au voeux, il arrive parfois que la vue et l’esprit se troublent; et que l’on finisse par se « lâcher »… Une ruse de l’inconscient!

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