Contre-Regards

par Michel SANTO

L’affaire des goudronneurs de Narbonne.

 

1435-F10

Après un directeur d’OPHLM s’indignant dans la presse locale d’un travail de sape qu’orchestreraient certains de ses collaborateurs malveillants, voilà que des employés du centre technique municipal de Narbonne manifestent aussi leur colère, par la même voie médiatique, au motif que deux de leurs collègues goudronneurs ont été mis en garde à vue pour cause de « travail au noir ». Ce qui, pour le porte parole, scandalisé, de ces « malheureux fonctionnaires territoriaux » serait  d’usage courant et moralement légitime. Et toléré, puisqu’il semblerait, à son dire, qu’une enquête aurait été diligentée en interne par la municipalité, et « qu’il n’y aurait eu aucune sanction » ! Résumons donc :  le travail au noir serait pratiqué par des employés municipaux en pleine connaissance du maire et de ses services . Circulez ! Il n’y a rien à voir, nous disent aujourd’hui les premiers. Le silence, pour l’heure en tout cas, régnant chez les seconds. La presse locale, quant à elle, prudente et réservée, comme d’habitude, assurant le minimum syndical (chut !!!). On imagine d’ici ses titres et ses chroniques si cette rocambolesque et pathétique affaire des goudronneurs de Narbonne avait éclaté sous l’ancienne municipalité. Mais bon ! la presse est libre, n’est-ce pas ? Restent les Pandores locaux pour l’éclairer. En espérant que nos malheureux lampistes ne porteront pas seuls le chapeau …

Un sanglier dans les allées du G20!

Ceci est un fait divers authentique, et toute ressemblance avec des personnages ou des événements existants ou ayant existé ces jours derniers à Cannes, au G 20, ne serait pas une coïncidence fortuite. Jugez en :

« C’est un bien curieux client qui est venu mercredi après-midi flâner entre les allées du Super U de Mordelles. Mais ce fut un petit tour de deux minutes simplement. Un sanglier d’environ 90 kilos est entré à pleine vitesse tête baissée par la porte principale du magasin, avant d’en sortir par une porte sur le côté. Il n’a pas eu le temps de remplir son panier, mais a réussi à briser deux vitres, avant de prendre la fuite, et rejoindre la campagne avoisinante…Le 4 janvier dernier, dans le même secteur géographique, un autre rodéo cochonesque avait eu lieu. Trois bêtes à poils s’étaient introduites dans un salon de coiffure à Bruz (sud de Rennes). A défaut de se faire shampouiner, les sangliers avaient causé de gros dégâts, brisant des présentoirs. »

La chasse est ouverte !

 

On trouble les consciences comme on sulfite le vin.

  Unknown

C’est dans les années 2000 que je l’ai rencontré pour la première fois. Dans son atelier, à Moux, un village des Corbières audoises. Son nom m’avait été donné par une amie commune, Sylvie Romieux, artiste elle aussi, installée à Portel, situé un peu plus bas dans les Corbières Maritimes. Serge Griggio, puisqu’il s’agit de lui, est devenu depuis, sinon un ami, en tout cas une connaissance avec qui j’ai plaisir à bavarder.Surtout depuis qu’il s’est installé à Narbonne. J’aime son travail de peintre et de graveur. Et si je parle de lui aujourd’hui, c’est en souvenir de cet après midi où, pénétrant dans cette ancienne épicerie qui lui servait d’ espace de  travail et d’exposition, je suis tombé sur sa série  » Dyptique Griggio Pirotte « . Surprise! Pirotte lu et commenté par un jeune peintre en plein coeur des Corbières! Voilà comment, désireux de noter ici quelques lignes de cet auteur aimé, Griggio et Sylvie sont venus spontanément à mon esprit. Pirotte qui, n’est ce pas Serge?, en amateur de vin conséquent, a écrit ceci, qui devrait figurer au fronton de tous les chaix de ce pays:

Un chien philosophe?

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La scène se passe au quatrième niveau du parking souterrain de la place Jean Jaurès, à Béziers. Une femme et un homme sortent d’une même voiture. L’homme tient une de ces laisses moulinet à l’extrémité de laquelle se débat un caniche roux. Haut sur pattes et manifestement stressé, le cabot aboie sa rage de n’être pas compris par son maître, qu’il immobilise en lui liant les jambes avec la corde censée le diriger. Excédé et à court d’arguments, notre automobiliste finit par jeter à son roquet : «  Socrate ! au pied nom de Dieu! ». Ce qu’il fit…

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