Une image dans la cours du Palais Neuf de Narbonne…

Ma 18.3.2025

Moments de vie.

Quand j’ai coupé court par le Palais Neuf pour me rendre au jardin de l’Archevêché, je ne pensais pas que cette sculpture, placée là depuis quelque temps et souvent vue, s’imposerait à mon esprit, ce jour et à cette heure, au point d’arrêter ma course et d’en désirer garder le souvenir en la photographiant. 

Pour la première fois, je voyais ce magnifique corps de femme, brun et nu, de face, sans personne autour pour en parasiter l’expression ; un corps ferme et souple duquel émanait une impression saisissante de force et de tendresse.

Ce que je ne savais pas au moment de la prise, c’est que figurerait aussi, dans le cadre, une silhouette de métal blanc aux contours indéfinis, semblable à un spectre rongé par des mites ; un de ces fantômes qui, en silence, rôdent autour de nous et savent se faire oublier. 

Illustration : Palais des Archevêques Narbonnne. Cours du palais neuf

Moments de vie. Megève !

Me 12.3.2025

Il me fait un petit signe de tête. Nous faisons quelques pas sur le même trottoir, l’un vers l’autre. Sa démarche est incertaine. Il lance ses jambes en avant et ses bras sur le côté afin de tenir son pas raide et syncopé. Il souffre d’un diabète sévère. Comme à chacune de nos rencontres, il vante d’abord mon allure, ma silhouette.

Les Barques de Narbonne ! Comme au spectacle…

Lu 24.2.2025

Les Barques de Narbonne comme lieu où on regarde passer ; du regard aussi comme fin en soi. Comme au cinéma, où, regardant, tout se mélange : désirs, fantasmes et réalité.

Illustration : « Mes petites amoureuses » Un film de Jean Eustache (1974). Dans la Narbonne des années 1970, les premiers tourments érotiques d’un jeune garçon livré à lui-même. Un récit autobiographique et naturaliste plein de finesse…

Moments de vie : Agnès…

Mary Cassatt, United States, 1844-1926. Étude de femme âgée en chapeau : fond rouge

Ma 18.2.2025

Moments de vie : Agnès…

Dimanche après-midi, sur la promenade des Barques. Après avoir déjeuné chez Julie, nous prenons le soleil sur un banc public. L’air est doux, la lumière chaude. Une journée printanière ! De rares passants flânaient sur les allées à cette heure encore tranquille. Un climat idéal pour laisser libre court à ses pensées.

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