Contre-Regards

par Michel SANTO

Alexandre Benalla ! un cas d’école sur les relations complexes – et perverses – entre pouvoir politique, administrations et médias…

 
Thierry Pfister, cet ancien journaliste du journal le Monde, qui écrivit aussi, après son passage au cabinet de Pierre Mauroy, alors premier “Premier ministre” du Président François Mitterrand, un désormais classique “La Vie quotidienne à Matignon au temps de l’union de la gauche” (Hachette), vit dans ma petite ville – Narbonne. Il nous arrive, parfois, avec un ami  commun, d’échanger nos points de vue sur l’actualité nationale. Ce que nous ne pouvions pas ne pas faire concernant cette croquignolesque affaire Benalla. De nos échanges, je retiens cette analyse sur les relations complexes – et perverses – entre pouvoir politique, administrations et médias, notamment – qui complète judicieusement mon dernier billet sur cet estival sujet de “discorde nationale” (sur les réseaux sociaux et dans la classe politique, à tout le moins…)Voici donc ce qu’il en pense :

Madame Serres, la doyenne de Narbonne, cette vieille dame digne, ma voisine, n’est plus…

Elle avait fêté (un bien grand mot !) ses 106 ans, le 6 février. Fatiguée, usée, un “accident” ne lui permettait plus de rester seule dans son appartement. Depuis, elle terminait sa longue vie dans une “maison de retraite”. Combien de fois m’avait-elle dit qu’elle ne pourrait vivre dans ce genre de lieu ; et qu’elle désespérait, son visage tourné vers le ciel, d’enchaîner des jours chaque jour plus pénibles, lourds ; que la vie, en elle, était injuste  de s’entêter ainsi à vouloir vivre.

Le Cabinet d’Art Particulier et “Les Grands Buffets Mécénat” exposent Patrick Chappert-Gaujal…

 

Louis Privat, Marie-Charlotte Simon , Patrick Chappert-Gaujal. Crédit photo ©Laurie Biral

     

Louis Privat, le patron des « Grands Buffets » n’est jamais à court d’idées – il ne fait jamais rien comme personne ! Surtout quand il s’agit de promouvoir l’art contemporain et les artistes qu’il affectionne.  Et qu’il fait, à sa manière, dans des lieux ou des conditions originales, comme autant de « performances ». En 2008, déjà, il demandait à Patrick Chappert-Gaujal, de travailler le métal et d’investir les cuisines de son restaurant de l’Espace de Liberté pour y faire entrer de la lumière et de la beauté. Un « geste » artistiquement, techniquement et professionnellement osé. Et parfaitement réussi ! D’autres artistes suivirent et non des moindres, comme le sétois Di Rosa et ses bronzes, autour de ses fontaines… De sorte que son restaurant est devenu aussi, au fil du temps et des ses “coups de coeur”, une « galerie » d’un type particulier, sans finalité marchande, dont l’objet est  de redonner à l’art sa fonction ornementale ; de le mettre au contact des publics les plus divers.

Ainsi, aussi, nous “parlent” les bleus…

 

 

Hier, sur le coup des 17 heures, la plage était déserte (presque : quelques grands-mères retraitées et leurs petits-enfants l’occupaient) et le sable encore très chaud ; le vent pliait les parasols, le soleil brûlait les yeux, l’eau gelait les pieds (et le reste !) ;  des vives piquaient aussi, me disait-on. Au loin, un scooter brisait l’horizon et pétaradait (quel con !) ; plus près, des sternes – à la verticale – plongeaient (quel spectacle !) et un goéland (quelle enflure !) gueulait. Fatigue ! Et puis plouf ; et ce moment précis, immobile, face au ciel… Joie !

Ce que nous dit de notre époque l’affiche “censurée” du cinquantenaire de Port Leucate…

Pour les débuts de Port-Leucate, Jacques Séguéla, qui commençait sa carrière dans la publicité, a conçu sa campagne de promotion imaginée en 1968 avec ce slogan : “Port-Leucate, le pays de la liberté”,  au-dessous duquel on peut voir un garçon et une fille nus se tenir par la main devant la mer, suivant du regard leur cerf-volant laissé à sa liberté dans un ciel parfaitement bleu.

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