Ces deux notions n’ont pas de définition universelle, mais appliquées à une ville, le charme est du côté de la subtilité : les ambiances, les couleurs, ce qui possède un caractère de proximité et échappe à la symétrie, à la répétition.
La beauté s’accommode très bien du charme, mais elle suppose un plus, une puissance, que ce soit celle d’un monument, ou d’une vue perspective. Elle produit des images mémorables et gagne trois étoiles au guide Michelin.
Le plus beau monument de Narbonne, si c’était le théâtre inachevé du Palais du Travail, ici magnifiquement capturé par Marie Demunter (1) ?
Le Palais du Travail fut un grand chantier de Narbonne d’avant-guerre, un chantier Front Pop’, un programme total réunissant les Arts, les Sports et le Travail. Le chantier commença en 1938, fut stoppé par la guerre puis reprit jusqu’en 1952, année où fut inaugurée la bourse du travail.
« Ils avaient rasé les maisons qu’ils avaient héritées de leurs pères.
Ils ne leur élevaient plus de tombeau.
Les trésors qu’ils avaient entendu léguer à la joie de leurs fils, ils les mirent dans les greniers, dans les caves, derrière les grilles des parcs, à l’intérieur des musées, dans les coffres des banques puis, comme ils avaient cessé d’en apercevoir la beauté, l’intelligibilité se retira d’eux. Même la réthorique, au bord de la langue, qui permet de distendre le lien qui étrangle l’âme de chacun par l’usage de la langue du groupe, fut jetée à la voirie.
Il fallait que cette pièce exceptionnelle en métal argenté utilisée par le célèbre restaurant parisien La Tour d’Argent pour sa fameuse recette de «canard au sang», mise à l’encan par la maison d’enchères Artcurial, restât dans le patrimoine gastronomique français. Adjugée, lundi 9 mai, plus de 40.000 euros, soit environ dix fois son estimation, c’est fait. Et cela grâce à l’ami Louis Privat, le patron des Grands Buffets de Narbonne.
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