J’ai aimé, dans cet entretien donné à Annick Cojean (Édition abonné, la Matinale du Monde), cette « voix » si singulière. Légère et profonde, si sensible et si forte. Lue et relue dimanche; et encore ce matin…
Hier, dans une « joute » qui m’opposait à Alain Juton et Jacques Raynal – le prétexte en était mon billet sur #DeboutLaNuit -, dans sa séquence littéraire et citations contre citations, j’ai sorti mon Michaux, toujours à portée de main, et « tiré » ceci:
Dans une époque d’agités, garde ton andante. en toi-même redis-toi toujours: « davantage, davantage d’andante », tâchant d’amener où il faut que tu arrives. Sinon précipité, tout devient superficiel. Les indignés du moment n’y échappent guère, pressés comme ils sont, afin de n’être jamais en retard d’une indignation. Leurs voix aussi ont trop d’aigu. (page 45)
Aujourd’hui, 9 avril, il y a soixante neuf ans, je venais au monde. Et ce sont les premières variations de Michaux, dans ce même ouvrage – Poteaux d’angle – que je lis ce matin:
C’est à un combat sans corps qu’il faut te préparer, tel que tu puisses faire front en tout cas, combat abstrait qui, au contraire des autres, s’apprend par rêveries.
N’apprends qu’avec réserve. Toute une vie ne suffit pas pour désapprendre, ce que naïf, soumis, tu t’es laissé mettre dans la tête – innocent! – Sans songer aux conséquences.
Avec tes défauts, pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu’irais-tu mettre à la place
Voilà! C’est le petit cadeau que je vous offre, amis et lecteurs, sur Facebook et ailleurs, qui avaient eu la gentillesse de me souhaiter ce bon anniversaire. Bon 9 avril!
Ce salon de coiffure, sur le boulevard du maréchal Joffre. Sur sa vitrine: « équerre » (rasoir) et « compas » (ciseau) entre deux « colonnes ». Au sol: un « pavé mosaïque ». Hier après midi, un « maître » barbier: chemise blanche, cravate noire, revêtu d’un tablier décoré, officiait.
Après plus de 160 ans sur le canal du Midi, la Marie-Thérèse, qui a eu plusieurs vies: barque de marchandises, boite de nuit ou encore restaurant, a quitté Narbonne. Elle avait fini ses vies au fond de l’eau, dans le port de Sète, avant d’être renflouée en 1998, puis restaurée pendant 5 ans au chantier-école de Mandirac.
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