Jeudi est jour de marché en centre ville. L’alimentaire est rive droite de la Robine, le textile et les fleurs, rive gauche. Le ciel était bas et gris ; il pleuviotait. Les chaussées, glissantes, brillaient. Il était 9 heures. De ma fenêtre, je suivais, rêveur, de rares et sombres silhouettes.
« Le Misanthrope est un philanthrope qui s’est soigné. Déçu, mais lucide, il est préoccupé par l’humanité. Il se fait du souci pour l’homme. Il ne confond pas le pipole et l’individu. Se contentant de son malheur, voire de son désespoir dont il tire parfois (selon Alfred Musset) de très beaux chants, lui au moins ne s’occupe pas du bonheur des autres ; il n’emmerde personne. Rousseau l’avait bien compris, qui écrivait à son copain d’ Alembert : « Il n’y a pas un homme de bien qui ne soit pas misanthrope.»
Selon le dictionnaire, qui nous renvoie à l’ours, il est bourru, aime la solitude, évite la société…
Le Misanthrope est un brave type. »
J.A Bertrand : « Les autres, c’est rien que des sales types. » Julliard ; page 31 (1)
(1) Dans cet ouvrage, que je recommande, Jacques A. Bertrand dresse le catalogue ironique de ces individus qui nous empoisonnent la vie. Les Autres. On y retrouve le Touriste, qui gâche le paysage. Le Parisien (prétentieux capital) et le Provincial (provincial !). Le Voisin (inévitable), l’Imbécile heureux (désolant), le Médecin et le Malade (dans le même panier). Le Conjoint, pour le pire. Le Jeune (heureusement provisoire)… Et même l’Agélaste, qui, comme chacun sait, est celui qui ne rit jamais. Ciselés, brillants et drôles, ces portraits – qui ont déjà fait le bonheur des auditeurs des « Papous dans la tête » sur France Culture – raviront tous les amoureux du bel esprit.
Elle avait des yeux bleus, Lola ! Ils se couvraient souvent de gris. Comme on tire un rideau, pour s’isoler du monde. Dans ce temps de l’enfance, je n’en comprenais pas le sens. Je ne savais pas alors qu’elle cachait une profonde tristesse. J’ai à présent devant moi une photo d’elle.
Maire de Montpellier de 1977 à 2004, président de la Communauté d’Agglomération, député, président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche n’en a pas moins continué d’exercer son métier de Professeur d’Université. Et, jusqu’à sa mort, le 24 octobre 2010, être autant admiré que détesté, par se amis politiques ou pas.
Il y avait peu de monde dans les Halles, ce matin. Très peu ! Des dames surtout. Agées. Les plus jeunes étaient derrière leurs étals. Elles s’ennuyaient. Le temps était lourd. Il passait mal. L’ambiance était noire. Le silence gris. On aurait pu entendre le murmure des terminaux de paiement mobiles. J’ai acheté mon pain chez Anna. On ne voit que ses grands yeux bleus.
Loana.Un drame.Dans l’heure, les textes s’alignent. Même structure. Même ton.On désigne vite : une époque, un système, une foule.La responsabilité se dilue. L’indignation se concentre. […]
𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐞́𝐠𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞. Dans l’Aude, ces municipales confirment une évolution de fond : le Parti socialiste recule, la gauche se fragmente. […]
« Elle dort. Longuement je l’écoute se taire.C’est elle dans mes bras présente et cependantPlus absente d’y être et moi plus solitaireD’être plus près de son mystèreComme un […]
Le soir du premier tour, tout était écrit.Le Rassemblement National en tête.Horizons en embuscade.Et le Parti socialiste arc-bouté sur son maintien. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]
Ils cherchent des maîtres.Ils disent chercher du sens. Chez Jean-Luc Mélenchon, ils trouvent une voix. Forte. Tranchante. Rassurante.Elle dispense de douter. Elle dispense de penser. […]