Contre-Regards

par Michel SANTO

Ce que nous dit de notre époque l’affiche « censurée » du cinquantenaire de Port Leucate…

Pour les débuts de Port-Leucate, Jacques Séguéla, qui commençait sa carrière dans la publicité, a conçu sa campagne de promotion imaginée en 1968 avec ce slogan : « Port-Leucate, le pays de la liberté »,  au-dessous duquel on peut voir un garçon et une fille nus se tenir par la main devant la mer, suivant du regard leur cerf-volant laissé à sa liberté dans un ciel parfaitement bleu.

 Un visuel et un slogan repris  pour en fêter le cinquantenaire, mais que les médias et les réseaux sociaux ont, de fait, censurés. Nulle trace de cette image dans la presse, comme sur Facebook et les réseaux sociaux, en effet. Le rideau (voile !) du moralement (et politiquement) correct est donc tombé sur cette belle figure symbolique de la liberté, sans doute considérée comme une incitation subliminale au délit sexuel.  À l’inverse, l’été dernier, les médias nous présentaient des images de dames, sur des plages, entièrement couvertes, affirmant leur liberté, sans s’interroger une seule minute sur  leur « obscénité » morale et politique. Je passe aussi sur les « critiques » d’oeuvres d’art, cinématographiques, notamment, abondamment diffusées, vantant les mérites de réalisations, où rien ne nous est caché des corps et des mots. Nous vivons décidément une drôle d’époque coincés que nous sommes entre la promotion d’une permissivité sans limites et une nouvelle morale de l’interdit que nous pensions appartenir au temps passé.

   

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Commentaires (5)

  • Patrice Paulit

    |

    très triste ces censeurs et ce puritanisme dégoutant
    je vais tester un passage sur facebook quitte à me faire bloquer

    Reply

    • Chantal

      |

      Port Leucate à son début j’y étais ! J’ai vu et admiré ces affiches pleines de fraîcheur et d’innocence. Elles étaient le symbole d’une nouvelle société qui commençait, porteuses de l’espoir d’un monde plus doux et tolérant….. c’est un véritable malheur de constater que des esprits chagrins voient le mal partout et s’arrogent le droit de censurer ce qui a juste été un beau rêve! Ils distillent le doute et l’ignominie comme d’autres l’amour de son prochain et la paix. Honte à eux.

      Reply

  • Carol Paredes

    |

    C’est moi sur la photo .

    Reply

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