Comme si la chloroquine du professeur Raoult soignait la bêtise…

       

 

Trois notes :

Ciel bleu, pas de vent ce matin. Une ville calme, quasi silencieuse. L’heure est aux oiseaux : tous en chasse, ça crie, chante : un festin . Rien d’autre ne compte dans l’instant, sinon cette dernière gorgée de café, le regard perdu au dessus des toits. « Je n’ai jamais désiré plaire à la foule : car ce qui lui plaît, je l’ignore ; et ce que je sais lui est est incompréhensible. » Épicure (Dans « Lexique » de Jean Grenier, édité chez Fata Morgana p. 48)

L’optimiste, et, pire, l’optimiste « encarté », toujours vigilant, qui toujours vous sermonne, toujours vous enjoint de n’être plus mélancolique et toujours vous promet pour demain et la suite de bons et très heureux jours. Comme si la chloroquine du professeur Raoult soignait la bêtise… (j’en connais qui le crois !) …

– « Nous voulons « être » de tant de façons différentes », reprit-il. « Ce magnifique papillon trouve un petit tas de boue et s’y pose tranquillement, mais l’homme ne veut jamais rester tranquille sur son tas de boue ! Il veut être là… et puis après là… » Il levait, puis abaissait la main. « Il veut être un saint, puis il veut être un démon, et chaque fois qu’il ferme les yeux, il se voit très beau, plus beau qu’il ne peut jamais l’être… En rêve… » […]

– « Et c’est de ce que l’on ne peut toujours garder les yeux fermés que vient la vraie difficulté, que naît la peine du cœur, la douleur du monde. Je vous le dis, mon ami, il n’est pas bon de s’apercevoir que l’on ne peut réaliser son rêve, faute de force ou d’habileté… Ja !… Et l’on reste pourtant un si beau gaillard, tout le temps ! Wie ? Was ? Gott im Himmel ! Comment est-ce possible ? Ha ! Ha ! Ha ! […] Lord Jim : Conrad, Joseph. Oeuvres de Joseph Conrad. Editions la Bibliothèque Digitale.

 

 

 

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