Contre-Regards

par Michel SANTO

L’amputation nécessaire des Départements couvrant les Métropoles (l’exemple de la Haute Garonne)

 Pierre Médevielle, en haut, et Georges Méric…

Le précédent gouvernement avait prévu la suppression des conseils départementaux mais, pour des raisons bassement politiciennes – ne pas perdre les voix radicales (celles du parti de monsieur Baylet) : qu’il a perdues un peu plus tard et qui, lors de la présidentielle, s’en sont allées chez Macron – avait abandonné cet élément clef de sa réforme territoriale. Le résultat de cette reculade est que cette réforme présentée malgré tout comme de portée structurelle –  son objectif était de rendre moins opaque, moins coûteux et moins lourd l’ensemble constitué par les quatre niveaux de collectivités locales propres à notre pays, n’a, dans la pratique, fait que renforcer les dysfonctionnements constatés dans le passé – chevauchements de compétences, financements croisés, etc. Le comble de cette situation provoquée par une réforme désossée de sa partie la plus radicalement moderne, est illustré dans les territoires métropolitains d’envergure européenne, comme ceux de Toulouse et Montpellier, notamment. Dans ces périmètres, en effet, se croisent Conseils Départementaux et Métropoles sur des compétences identiques, ou très voisines, gérées par chacune des deux collectivités. Doublons, concurrence, bref ! bienvenue en “Absurdie” où se “régalent” nos élus départementaux, comme à Toulouse, où Georges Méric, préside le conseil départemental de la Haute-Garonne. Pas question  donc, pour ce notable socialiste soucieux de progrès – mais à la condition toutefois de ne rien changer à ses attributs, son prestige et ses pouvoirs –  de changer quoi que soit à la situation présente. Ce qui explique son coup de gueule lors du congrès des maires, ce samedi 6 octobre, au motif  que le gouvernement envisagerait la suppression partielle de son Département –  le périmètre de Toulouse Métropole et de ses 37 communes. Rien que de très logique et de bon sens, pourtant ; et qui permettrait, selon le sénateur “toulousain”de centre-droit Pierre Médevielle de mettre fin à « 30 ans de politique de saupoudrage… Nous avons des salles des fêtes neuves mais plus personne pour danser ». Pour ce dernier, en tout cas, pas d’état d’âme : il votera cette réformette de simplification quand elle sera présentée au vote des sénateurs. Reste à savoir ce que feront ses autres collègues. Iront-ils jusqu’à se rendre ridicules, comme le président du Conseil Départemental de la Haute Garonne, notamment, au point de s’y opposer ? Je n’ose l’envisager, quoiqu’en d’autres circonstances ils n’aient pas manqué de relever fièrement  ce défi…

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