Contre-Regards

par Michel SANTO

Les mots justes de Ségolène.

C’est dans des circonstances difficiles que se révèle la vérité des caractères et des sentiments. Et que tombent les masques.La leçon nous en a été  donnée hier encore, par J.C Gayssot, le vice président communiste de la Région Languedoc-Roussillon, qui, après avoir démissionné mardi, est rentré dans les rangs en criant victoire pour avoir obtenu de G. Frèche…Quoi donc ?…Une délégation aux droits de l’homme ! Sans rire ! Une parfaite illustration de l’idée que se fait « l’Impérator » des êtres en général et des politiques en particulier. De médiocres «  petits tas d’intérêts égoïstes » affamés de pouvoir et de notabilité.Pour ses propres « amis », il n’a pas eu à faire ce petit effort. Soumis et dépendants grâce à une distribution bien ciblée des vices présidences assortie des généreux émoluments qui vont avec, ils n’ont pas le choix. Sinon celui de l’honneur (1). Mais qui ne suffit pas à ceux, de gauche, de droite et d’ailleurs, dont la politique est le seul métier et le seul souci de ne le pas perdre. Avec, comme valeur, un cynisme absolu et, comme méthode, la manipulation des consciences.La version contemporaine du "sens des responsabilités".Et demain, après l’orage, une rose à la main et un sourire attendrissant sur les lèvres, on ira à la chasse aux voix en clamant la pureté de ses intentions humanistes. Pour l’heure, Ségolène a précisé qu’elle attendait des élus des "retours de terrain" pour lui permettre notamment de "trouver les mots justes et avancer des propositions qui rencontrent un écho profond" auprès des Français. Le plat lui a déjà été servi en Septimanie ! Bon appétit…

(1) J. Bascou est le seul à l’avoir sauvé, en terre d’Aude, en faisant part de sa consternation.Je signale aussi, dans " Le Monde " d’aujourd’hui, un article définitif de P. Palat sur le " Frèchisme ".

 

 

 

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