C’était un soir d’octobre 2011. Chez lui ? Peut-être ! Je ne m’en souviens pas. Mais de cette histoire qu’il m’a raconté autour d’une bouteille de « Fino », j’en ai retenu précisément ceci. Il revenait donc de Séville; c’était le mois dernier. Il y était allé chercher des carreaux faïencés dans le quartier de Triana. Les seuls concevables à ses yeux pour le banc « andalou » qu’il avait décidé de construire sur sa terrasse. Sur la route, l’inspiration le prit soudain de s’arrêter à Barcelone où devait se tenir la dernière corrida de l’histoire de la Catalogne.
Carole Delga, la présidente socialiste de la région, comme ses homologues Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes) et Xavier Bertrand (Hauts-de-France), entre autres, a refusé de répondre (en invoquant le secret des affaires), directement aux journalistes de Radio-France (Secrets d’infos) sur les marchés exceptionnels, passés sans appel d’offre avant la levée du premier confinement au printemps dernier. Il s’agissait d’une commande de 6 millions de masque, afin de les distribuer pour en offrir deux à chaque habitant de la région, comme elle s’y était engagée.
Jeudi est jour de marché en centre ville. L’alimentaire est rive droite de la Robine, le textile et les fleurs, rive gauche. Le ciel était bas et gris ; il pleuviotait. Les chaussées, glissantes, brillaient. Il était 9 heures. De ma fenêtre, je suivais, rêveur, de rares et sombres silhouettes.
« Le Misanthrope est un philanthrope qui s’est soigné. Déçu, mais lucide, il est préoccupé par l’humanité. Il se fait du souci pour l’homme. Il ne confond pas le pipole et l’individu. Se contentant de son malheur, voire de son désespoir dont il tire parfois (selon Alfred Musset) de très beaux chants, lui au moins ne s’occupe pas du bonheur des autres ; il n’emmerde personne. Rousseau l’avait bien compris, qui écrivait à son copain d’ Alembert : « Il n’y a pas un homme de bien qui ne soit pas misanthrope.»
Selon le dictionnaire, qui nous renvoie à l’ours, il est bourru, aime la solitude, évite la société…
Le Misanthrope est un brave type. »
J.A Bertrand : « Les autres, c’est rien que des sales types. » Julliard ; page 31 (1)
(1) Dans cet ouvrage, que je recommande, Jacques A. Bertrand dresse le catalogue ironique de ces individus qui nous empoisonnent la vie. Les Autres. On y retrouve le Touriste, qui gâche le paysage. Le Parisien (prétentieux capital) et le Provincial (provincial !). Le Voisin (inévitable), l’Imbécile heureux (désolant), le Médecin et le Malade (dans le même panier). Le Conjoint, pour le pire. Le Jeune (heureusement provisoire)… Et même l’Agélaste, qui, comme chacun sait, est celui qui ne rit jamais. Ciselés, brillants et drôles, ces portraits – qui ont déjà fait le bonheur des auditeurs des « Papous dans la tête » sur France Culture – raviront tous les amoureux du bel esprit.
Ils étaient 400, dans ma petite cité, à manifester contre la « loi sécurité globale ». Mais une petite dizaine certainement à l’avoir entièrement lue. Oui ! je sais que disant cela, je ne ferais qu’exprimer mon habituel « mépris de classe ».
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