Contre-Regards

par Michel SANTO

Le cœur simple de Jules Renard.

Di 20.07.2025

On lit Jules Renard pour son ironie sèche, son œil de lynx sur les ridicules du monde littéraire. On le lit pour ses piques, ciselées comme des aphorismes : “Il ne manque à ce comédien que d’être vrai”, ou encore : “Flaubert a de la barbe à l’intérieur”.

Courbé, mais debout.

Le pin avait pris ce pli étrange pour résister au vent.

Il s’était tordu sans rompre.

Le tronc courbé, les épaules basses,

comme un homme qui revient de loin,

mais qui marche encore.

La Cour, encore !

Sa 19.07.2025

La Cour, encore !

Sous l’Ancien Régime, les lettrés savaient à qui plaire pour obtenir pension, protection ou brevet d’office. Molière avait Louis XIV. Boileau aussi. Et Racine finit historiographe du roi. Il y avait des charges, des grâces, des faveurs. Cela s’appelait la Cour, avec majuscule.

La gravité universelle a une odeur de monoï.

Lu 14.07.2025

Une odeur de monoï.

Sur la plage, seul. Ou presque. Une brise légère, la mer calme, le silence presque parfait. Je savoure.

Le feu, la cendre et la vie…

Ve 11.7.2026

Il y avait la mer, au loin. Et la chaleur d’un soir d’été à Narbonne-Plage.


Quelques jours plus tôt, un incendie dramatique avait léché les portes de la ville. Plus de 2 000 hectares partis en fumée. De la garrigue en cendres, des pins calcinés, un vent de panique. Des vies brisées. Et puis le retour au calme.

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