Chroniques

La gravité universelle a une odeur de monoï.

Lu 14.07.2025

Une odeur de monoï.

Sur la plage, seul. Ou presque. Une brise légère, la mer calme, le silence presque parfait. Je savoure.

Mais je sais, par expérience, que cette paix ne durera pas. D’ici une heure, deux tout au plus, la loi de gravitation sociale fera son œuvre.

Malgré des kilomètres de sable vide, ils viendront s’installer juste à côté. Toujours. Comme attirés par une force obscure et irrésistible.

Notre espèce a le vertige du vide. Elle fuit la solitude comme la peste. Et moi, noyau paisible, je deviendrai orbite de parasols, de glacières et d’enfants sablonneux.

La gravité universelle existe. Elle a une odeur de monoï.

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