Contre-Regards

par Michel SANTO

Joë Bousquet de mémoire.

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Serge Bonnery l’ignore sans doute, mais nous avons un ami commun, Michel Arcens. À sa  demande il a écrit un texte (12 janvier 2014) consacré à la mémoire de Joë Bousquet  pour son blog : L’Instant dédié à la littérature, la poésie, la philosophie, le jazz et les arts plastiques sous leurs formes les plus variées. Un texte que je reproduis ici dans l’espoir de susciter auprès de mes lecteurs le désir de  plonger dans l’univers littéraire de Joë Bousquet. Et de l’aimer…

Joë Bousquet de mémoire. (Serge Bonnery):

Chronique de Narbonne, et d’ailleurs ! La « Mêlée ouverte » ferait mieux de la jouer fermée …

UnknownJe ne connais pas Renaud Gali, ni sa « Mêlée ouverte » lancée il y a deux ans pour soutenir le Racing Club Narbonnais Méditerranée. C’est Jean Paul Chaluleau qui m’apprend l’existence des deux en signant un petit article discrètement situé dans le coin gauche de la troisième page de son journal l’Indépendant. Un écho sur lequel j’aurais pu glisser si je n’y avais lu que ce Monsieur entendait réunir tout le « gratin » économico-politique narbonnais à Montplaisir afin , lors d’une soirée  de prestige, de présenter aux chefs d’entreprises invités le  responsable des marchés publics de la Ville . 

Faits divers de Fénéon !

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Cinq courtes nouvelles de Fénéon ! Pour le plaisir d’en rire …

« 204. Une Européenne de Tunisie a été enlevée, à Medjez, par deux Arabes paillards. Elle put fuir, encore intacte, mais déjà demi-nue. »

« 206. Ribas marchait à reculons devant le rouleau qui cylindrait une route du Gard. Le rouleau pressa le pied et écrasa l’homme. »

« 210. Un malade Jacquot, gérant d’une épicerie des Maillys (Côte-d’Or), a tué et sa femme et lui-même. »

« 216. Gare de Mâcon, Mouroux eut les jambes coupées par une machine. « Voyez donc mes pieds sur la voie ! » dit-il, et il s’évanouit. »

« 228. Catherine Rosello, de Toulon, mère de quatre enfants, voulut éviter un train de marchandises. Un train de voyageurs l’écrasa. »

Extrait de: Félix Fénéon. « Faits divers. » iBooks.

 

Chronique de Narbonne : pousser une porte avec Francis Ponge …

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Rue Michelet : Narbonne .

 

« Les rois ne touchent pas aux portes. Ils ne connaissent pas ce bonheur: pousser devant soi avec douceur ou rudesse l’un de ces grands panneaux familiers, se retourner vers lui pour le remettre en place, — tenir dans ses bras une porte. Le bonheur d’empoigner au ventre par son nœud de porcelaine l’un de ces hauts obstacles d’une pièce; ce corps à corps rapide par lequel un instant la marche retenue, l’œil s’ouvre et le corps tout entier s’accommode à son nouvel appartement. D’une main amicale il la retient encore, avant de la repousser décidément et s’enclore, – ce dont le déclic du ressort puissant mais bien huilé agréablement l’assure. »

Francis Ponge, Le parti pris des choses, 1942.

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