Contre-Regards

par Michel SANTO

L’Épictète du soir ! Ah ! malheureux esclave de l’opinion.

opinion

Quand je suis embarqué, et que je ne vois plus que le ciel et la mer, cette vaste étendue d’eau qui m’environne m’effraie, comme si, en faisant naufrage, je devais l’avaler tout entière, et je ne pense pas qu’il ne faut que trois mesures d’eau pour me noyer. De même, dans un tremblement de terre, je m’imagine que la ville entière va me tomber sur le corps, et je ne pense pas qu’une tuile suffit pour me casser la tête. Ah ! malheureux esclave de l’opinion.

Christian Bourquin a-t-il jamais été « socialiste »?

Unknown-3Si la promotion et la défense du « progrès social et politique » devaient caractériser ceux qui prétendent être socialiste, à coup sur , lui ne l’est pas … Défenseur inconditionnel du cumul des mandats et champion du maintien en l’état du mille-feuilles des collectivités territoriales, il est de cette race d’élus de  » progrès  » qui , après avoir conquis des mandats , des pouvoirs et un confortable statut économique et social, n’entendent pas qu’on les en prive .

Bourquin « J’ai dit non à Manuel Valls » Un calendrier bousculé qui n’ébranle pas Christian Bourquin. Le sénateur socialiste des P.-O. et président du conseil régional de Languedoc-Roussillon se dit « serein et posé ». « La notion de date et de découpage n’est pas le premier sujet qui m’intéresse. Il faut se demander quelle France des collectivités veut-on et quels rôles veut leur donner le gouvernement, affirme-t-il. Un découpage du Languedoc-Roussillon n’est pas à l’ordre du jour et serait incohérent : on est la Région la plus attractive de France ! J’en ai parlé avec Manuel Valls et je lui ai dit que c’était non pour le Languedoc-Roussillon. Quant aux Départements, j’ai été président du conseil général des P.-O. pendant treize ans, leur proximité sociale et humaine est irremplaçable. Transférer le social aux intercommunalités ou aux Caf, c’est désespérant, il faudrait encore recruter, ce qui n’est pas propice aux économies. Non, c’est pas sérieux ».

L’indépendant du 17 mai 2014 ; Édition Perpignan

Au plan humain, on peut le comprendre ! Il n’est pas facile en effet de placer sur l’autel du  » progressisme  » la tête d’un exécutif comme celui de la région Languedoc-Roussillon et celle du département des P.O – qu’il dirige de fait . Cela représente un capital symbolique , politique et financier considérable, et en accepter le sacrifice suppose une conscience de sa nécessité libérée de tout attachement  » patrimonial  » , une abnégation totale à l’endroit d’intérêts politiques personnels.

Le moins que l’on puisse dire, dans le cas présent, est que le dévouement de monsieur Bourquin à son parti et à sa cause à des limites que sa raison pratique impose … Ce qui démontre au demeurant que c’est toujours dans ce genre de circonstances que la vérité d’un engagement et d’un caractère se dévoile ; et qu’apparaissent au grand jour les véritables ressorts d’une trajectoire personnelle .

Que l’on me comprenne bien, je ne fais pas ici le procès d’un parti en critiquant le comportement d’un de ses membres . C’est celui de la duplicité et de l’incohérence dont il est ici question. Du double jeu ( je ! ) entre des postures idéologiques , voire philosophiques et morales, et l’exercice d’un ou des pouvoirs, en politique surtout. Et ces dispositions d’esprit n’ont pas de frontières partisanes …

Sur le flanc droit politique, par exemple, j’ai connu un Président d’exécutif régional ultra libéral qui , au quotidien , agissait et décidait en interventionniste compulsif dans tous les secteurs de sa compétence ; y compris et surtout dans le champ économique …

Alors, pour en revenir à celui qui dirige notre région , Christian Bourquin , force est de constater que l’intérêt du pays, celui de son propre parti et de sa crédibilité passent après les siens . Ceux d’un homme et d’un  » militant  » qui pourtant sans trembler prétend les défendre …

C’est ainsi que se discréditent les hommes politiques, pas tous, et c’est heureux ; et que meurent avec eux les idéaux dont ils s’habillent …

Crise de la presse : ce que révèle le document secret dans lequel le New York Times analyse les…

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Si vous ne savez pas quoi faire ce midi ou s'il pleut, voici un peu de lecture avec plein plein de mots. Pourquoi la presse écrite a-t-elle autant de mal à faire sa révolution digitale ? Mon analyse, très subjective, de la crise au Monde et au NY Times

Kerviel ! Un piège à com ?!

Ou comment avec un peu d’imagination , un avocat astucieux et un journaliste espagnol manipulent les médias qui , à leur tour , nous manipulent sans vergogne.

Kerviel parle donc désormais à Mélenchon et aux oiseaux.

Il est notre François d’Assise …

Un parfait piège à com !

À lire cette analyse argumentée de « La plume d’Aliocha »:

La civilité serait elle aujourd’hui un très vilain défaut ?!

La civilité serait elle aujourd'hui un très vilain défaut ?!

Encore hier, me promenant dans les rues de Narbonne, ces preuves d'incivilté .

Une gamine qui jette son mouchoir papier sur la chaussée . Une dame lui en fait le reproche, qui se fait copieusement insulter par ses parents …

Plus loin, un " immense " ado , son portable collé à l'oreille , jurant à haute voix, qui me bouscule et poursuit sa trajectoire en maugréant …

Devant un grand magasin, un quidam dépenaillé en extase devant son cabot déféquant …

Aux Halles, chez mon poissonnier, un individu aux yeux de merlan qui tente de prendre mon tour en prenant des airs d'innocent …

À observer nos contemporains, comme pour la politesse et l'élégance, on finit par comprendre que la civilité – la courtoisie – est hélas devenue un très vilain défaut …

Affecter le renom d’être civil.
Il ne faut que cela pour être plausible. La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre ; c’est une espèce de charme par où l’on se fait aimer de tout le monde ; au lieu que l’on s’en fait haïr et mépriser par la rusticité. Car si l’incivilité vient de superbe, elle est digne de haine ; si c’est de bêtise, elle est méprisable. Le trop sied mieux à la courtoisie que le trop peu ; mais elle ne doit pas être égale envers tous, car elle dégénérerait en injustice. Elle est même d’obligation et d’usage entre les ennemis, ce qui montre son pouvoir. Elle coûte peu, et vaut beaucoup. Quiconque honore est honoré. La galanterie et la civilité ont cet avantage que toute la gloire en reste à leurs auteurs.

Baltasar Gracian: L'Homme de cour ; page 93 de la version numérique ( La Bibliothèque électronique du Québec . Collection Philosophie Volume 13 : version 1.0 )

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