Contre-Regards

par Michel SANTO

Une Bérézina offensive.

Et nous revoilà partis. Pour les législatives cette fois ci! Mais sans la tension des présidentielles puisque les socalistes ont annoncé le résultat final:  » Il nous faut sauver les meubles. Enfin,ce qu’on pourra « . C’est ce que F. Hollande appelle:  » un esprit de conquête « . Une Bérézina offensive, en quelque sorte… 
Quand même, quand on pense au climat qui régnait, à gauche,il y a encore quelques mois…Tous collés aux sondages pour désigner une candidate gagnante mais contestée dans son parti,sans programme et sans organisation…
Je me souviens d’une remarque de J.Glavany après la désignation de Ségolène:  » Après sa défaite ( il n’en doutait pas ) il faudra dix ans au PS pour se reconstruire. » 
Bien vu! Sauf que, la Ségolène, elle va se le payer le PS, à présent! A la chinoise :  » Feu sur le cartel des éléphants « . Et fin des Glavany, Emmanuelli et autres Fabius…Et enfin des Valls, Peillon et autres jeunes talents… De l’air, bon sang!
Car l’avenir, c’est elle! ( quoiqu’on pense de la dame,elle a néanmoins bousculé de vieux dogmes dans la vielle maison).Ou c’est lui! Je veux dire DSK.
Tant mieux pour notre vie politique et tant pis pour la gauche ringarde…Notre démocratie a en effet besoin d’une gauche rénovée et audible…

Apolitisme?

Michel Moynier est un bon maire. Il est aussi, et depuis longtemps, mon ami. La rédaction locale du Midi libre, elle, le trouve plutôt mauvais. Et son patron ne cesse de fustiger sa gestion. Des herbes folles jusqu’aux crottes de chiens… De son pouvoir autoritaire jusqu’aux « amitiés »adressées ces jours ci au jeune candidat UMP au siège de député occupé par le socialiste ségolénien Jacques Bascou ( Midi Libre du Jeudi 17 mai ). Amitiés qui feraient ainsi tomber le masque de son « apolitisme » de façade. Tiens donc !  

Si je comprends bien l’auteur de cet article, Michel Moynier devrait  adresser à J. Bascou les mêmes éloges qu’à Michel Py. Le féliciter et le soutenir chaleureusement alors même que ses amis politiques à la Région et au Département lui ont fermé le robinet des subventions. User aussi de tous les moyens dont il dispose pour dire tout le bien qu’il pense de son jeune premier opposant socialiste à la mairie de Narbonne. Et, pourquoi pas, tant que nous y sommes, comme preuve indiscutable de son apolitisme, lui offrir,dès à présent, une place de premier adjoint au prochain conseil municipal… Vraiment, n’importe quoi !

Concédons quand même que ce terme d’apolitisme, jamais utilisé par Moynier, et toujours brandi par certains, est stupide. En effet, quand on gère une ville comme celle de Narbonne avec une majorité obtenue  au terme d’un combat contre Le Front National et feu la gauche plurielle, la neutralité politique n’à évidemment aucun sens. A l’inverse, la neutralité partisane, elle, peut, dans des circonstances particulières, comme celles de notre ville, se justifier. Surtout quand il s’agit d’œuvrer pour, et dans l’intérêt général, des narbonnais et que ne doivent compter, pour ce faire, que les talents et les compétences. D’où qu’ils viennent. Et sans marchandages, de quotas et de postes à distribuer au bénéfice de partis politiques estampillés.

M. Moynier devrait donc donner ce petit plaisir à P.N : envoyer l’expression «  le maire apolitique de Narbonne » à la trappe et lui substituer celle-ci, puisque la création de néologismes est à la mode : « le maire apartisan de Narbonne ». Après tout, Kouchner est bien chez Sarko. Et Allègre aussi. Qui dit que demain, Jacques… !?

En ce jour d’Ascension, il n’est pas interdit de croire aux miracles…

 

Chronique animalière,suite.

Les oiseaux, les baleines et les autres animaux migrateurs sont perturbés par le réchauffement climatique, qui les déboussole et les met parfois en danger, a déclaré lundi un responsable de l’Onu. Ainsi, l’horloge biologique d’espèces migratoires telles que les chauves-souris, les dauphins, les antilopes et les tortues, serait, selon Lahcen el Kabiri, directeur adjoint de la Convention de l’Onu sur les espèces migratoires, sérieusement déréglée.

Ce sont les signaux d’alerte les plus visibles, des indicateurs montrant les changements dramatiques que connaissent nos écosystèmes. De nombreuses espèces tendent à entamer leurs migrations au mauvais moment ou à ne pas l’entreprendre du tout, le passage d’une saison à l’autre se faisant moins marqué. Cela les rend plus vulnérables aux canicules, aux sécheresses et au froid.

Cela dit, les spécialistes s’interrogent encore sur l’origine réelle des troubles d’orientations affectant les éléphants.Une espèce n’appartenant pourtant pas à celle des animaux migrateurs…

Sans commentaire!

Sans commentaire! Voir ma chronique précédente.

Une pensée cependant pour le patron des socialistes audois qui, depuis sa prise de pouvoir, ne cesse de se tromper.

On l’entend encore proclamer que Frêche serait le meilleur d’entre eux. Ce qui, entre parenthèses, sur le plan de l’analyse politique relative à la situation du P.S et de ses élites, surtout audoises, n’est pas faux: on connaît l’estime qu’il leur porte. Et que Ségo serait à 60%, au deuxième tour des présidentielles, en terres cathares… Aïe! Il en manque 9, de points… Une paille! Que dis-je? Une poutre…

Eléphants ou souris? suite…

Dans les ténèbres de l’hémisphère gauche de la jungle politique certains signes donnent à penser que la gent éléphantesque s’apprête à sortir de son douloureux sommeil électoral: un oeil mi-clos par ci,un imperceptible mouvement de trompe par là. Et toujours cette imprévisible souris qui court dans tous les sens et qui ronge, et qui griffe tout ce qui lui résiste encore: journalistes et sondeurs animaliers, cocottes centristes et pitbulls trotskistes. Gare! Dimanche soir nos pachydermes vont sortir dans la lumière.Groupés, ils sont très dangereux. Et leur coeur est solide… ( Voir la chronique précédente )
  
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