Mercredi, à Montpellier, sa mairesse, Vincent Autin et Bruno Boileau seront le centre du monde… médiatique. 70 télévisions : japonaises , suisses… et même Al-Jazeera feront la fête, c’est dire! Vincent et Bruno auront ainsi la joie d’être mariés par Hélène Mandroux, qui célèbrera ainsi le premier mariage homo en France. Un évènement mondial, nous matraquent les télés, les radios et les journaux, qui moi m’indiffère au plus haut point. Serais je donc, anormal, réactionnaire ou homophobe ? C’est à ce genre d’insidieuses questions que l’on mesure le poids des préjugés d’une époque! Au risque d’aggraver mon cas, je trouve de plus scandaleuse une telle débauche de moyens. Mais bon! Dans ce monde moderne où il ne reste plus, comme le dit Benoit, pas XVI, Dutreurtre, que les chrétiens traditionalistes et les gays militants pour sacraliser le mariage, il convient d’être prudent dans la critique. On a vite fait en effet de vous renvoyer dans les bras ( Ciel !) de l’ineffable Boutin, la sottise et la vulgarité réunies, ou de vous affubler d’un casque à pointe . Comme le dit Johnny Hallyday, dans un français approximatif mais très coloré: » Qu’on les emmerde pas « . Cela dit, Mandroux aura réussi un joli coup de pub. Ses camarades, les Saurel, Mourre et Bourquin, qui ne rêvent, que de la renvoyer à ses fourneaux , doivent » tirer la gueule « . Car, sous les paillettes mondaines de ce mercredi, se joue dans les coulisses des pouvoirs locaux, un spectacle autrement moins glamour. La chère Hélène ayant refuser un divorce à l’amiable, nos insatiables élus ont en effet décidé de l’éliminer ! Le derniercoup de poignard venant d’être donné par Bourquin à l’orchestre de Montpellier:plus de subvention, ou presque…Pour un cadeau de mariage, on fait mieux ! Sous les flonflons, la guerre ! Comme quoi un mariage peu cacher un divorce… ou un enterrement !
Le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la Région Languedoc-Roussillon, qui hélas ne sera lu que pas très peu d’électeurs et de journalistes, a au moins cette vertu de montrer la véritable conception que se fait son président Bourquin de la justice et de la politique. La presse régionale de cela s’en est fait récemment l’écho. Il en ressort que, pour ce Monsieur, fort mal élevé, la justice des comptes des collectivités serait un » gâchis d’argent public » et ses observations des » pseudo-analyses » du niveau du » café de commerce « . On se pince! Voilà un socialiste , et non des moindres, qui, il y a peu, clouait au pilori, avec ses amis, le sieur Guaino pour atteinte à l’autonomie de la Justice et aux principes fondamentaux de la République, comparer les magistrats de Montpellier à de vulgaires cabaretiers. Venant d’un élu-cumulard condamné pour délit de favoritisme, la sentence est particulièrement culottée. Mais doit-on encore s’en étonner ? Son âne, qui le connait bien, fait la sourde oreille: c’est dans ses gênes ! Mais ses amis, auraient-ils aussi perdu toute décence ? Cela dit, j’ai pu constater, au cours de mes collaborations avec des présidents d’exécutifs de gauche et de droite, la même détestation de toutes les instances de contrôle de leur gestion ( Préfet, Tribunaux administratifs, Chambre Régionale des Comptes…). Leur rêve partagé, en effet , est celui d’une gouvernance à la mode » bananière » ou féodale : pouvoir faire ce qu’ils veulent comme ils veulent ; le mépris des fonctionnaires d’Etat et des institutions de la République en étant la conséquence plus ou moins avouée. Plus civilisés, certains en font la théorie et revendique une plus grande autonomie des collectivités locales, sans aucune contreparties évidemment . Plût à Hollande qu’il n’en aille pas ainsi ; la prédation de notre épargne et de notre pouvoir d’achat serait alors portée à son comble. Comme le sont aujourd’hui les frais de bouche de Monsieur Bourquin et du Conseil Régional, beaucoup plus élevés que ceux représentés par le travail des magistrats de Montpellier, fait observer leur Président Nicolas Brunner. On souhaite donc à Monsieur Bourquin un très mauvais appétit pour le reste de son mandat ! Un bon régime lui ( et nous ) ferait le plus grand bien…
Trois billets en trois lignes, à la manière de Félix Fénéon.
A Cannes,DSK a foulé aux pieds un tapis rougepour y aller voir les vampires du XXI siècle de Jarmusch. Myriam, qui gère des réseaux sociaux, pendue à son bras. Jusqu’à quand?
Inspirée, Frigide Barjot, est allée à la messe. Mal en prit à Copé de la remplacer. A cette heure, l’UMP agonise.
Le Bayern bat Dortmund en Angleterre. Les Allemands sont méchants! Ils pourraient faire exprès de perdre, tout de même. Comment?
Monsieur Jerphagnon a rassemblé dans un petit livre disponible en format de poche les meilleures pensées des esprits les plus vifs sur ce continent en expansion continue qu’est la sottise.Vingt-huit siècles qu’on en parle! Et les raisons qu’on continue d’en parler encore dans les Vingt-huit siècles prochains et ceux qui suivront ne sont pas près de disparaître. Les médias modernes s’en chargent! On se souvient peut-être de cette phrase désormais célèbre de l’ancien patron de TF1, qui disait de son métier qu’il consistait à occuper le maximum du temps disponible des cerveaux tout entier fixés sur des écrans à absorber continûment des images; son objectif, comme celui de ses confrères, étant de former les esprits à l’imprégnation spontanée et inconsciente des injonctions publicitaires de sa chaîne, et partant de maximiser ( c’est son vocabulaire ) sa rentabilité financière et les ventes de ses entreprises clientes. Il n’est pas trop exagéré de dire aussi que ce langage publicitaire, fait de peu de mots qui ressemblent à de vagues images, est devenu celui d’une classe politique tout entière formatée par les nouvelles techniques de la communication, et d’une large part de l’opinion publique. Twitter en est la forme la plus aboutie, et son succès planétaire témoigne de cette extension de l’empire du peu sur nos consciences . De sorte que les » idées reçues « , qui, jadis, étaient recensées et voyageaient dans un fameux dictionnaire, circulent aujourd’hui , si je puis dire, à la vitesse de la lumière. N’allez pas croire cependant que je serais rétif à toute forme d’expression littéraire courte et ramassée. J’éprouve ainsi le plus grand plaisir, par exemple, à lire les nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon. Hilarantes, elles sont un parfait antidote au langage fats foot contemporain et aux sottises qu’il véhicule. Pour vous en donner le goût, en voici deux, en guise d’entrée :
― A Oyonnax, Mlle Cottet, 18 ans, a vitriolé M.Besnard, 25 ans. L’amour, naturellement. (Havas)
et celle ci :
― Mal en prit à Renaud de se hasarder à portée de fusil du professeur Thalamas, qui chassait à Gambais. A cette heure, il agonise.
Et puis quand même celle ci encore, plus en rapport avec notre sujet :
― Les filles de Brest vendaient de l’illusion sous les auspices aussi de l’opium. Chez plusieurs la police saisit pâte et pipes. (Havas) .
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