Contre-Regards

par Michel SANTO

Le leurre de la transparence !

 

 

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La transparence est à la vie politique ce qu’une porte vitrée est à mon entrée. Je m’y casse régulièrement le nez et tombe dans le noir le plus complet. Nos ministres-députés l’ont bien compris qui tous ensemble se « déshabillent » pour mieux se camoufler. Comme dans un camp de nudistes ! Pour y vivre heureux, et donc caché, la seule stratégie possible est aux voisins de présenter sa seule nudité. Le comble de l’opacité ! Ce qui n’interdit pas de déclarer son âne, pauvre animal, à l’image du Président Bourquin. Qui de surcroît, chaque fin de mois, précise n’avoir plus de blé. Compassionnel souci d’égalité dans la dèche qu’apprécieront, dans la région, les nombreux chômeurs à la recherche de boulot et d’un peu de pognon ! En vérité, la seule question qui se pose est la suivante : la vie politique enrichit-elle ses élus ? Pour en rester à notre sénateur-président, qui fut « technicien » dans une collectivité, la poser est y répondre. Et qui ne connaît pas, dans son environnemnt proche, de professeur des collèges ou d’anciens collaborateurs d’élus ayant conquis très vite de beaux mandats à vie et se sont, sans tricher pour autant, par la suite notoirement enrichis ? Doit-on, et peut-on s’en offusquer ? Pour de jeunes gens ambitieux et pressés, après tout, rester au pays et y bien gagner sa vie, passe en effet par le parti dominant sa région, sa cité et , sur un siège électif, durablement s’installer. Une motivation qui transcende, si je puis dire, chez certains, pas pour tous, de nobles convictions en réalité trivialement intéressées. Soyons sérieux pour terminer ! Diviser par deux le nombre de ministres, d’élus et de députés, éliminer d’autant le nombre de collectivités et éradiquer enfin tout cumul de mandat seraient autrement plus efficace et sérieux que ce risible déshabillage auto-organisé ! Qui osera s’y risquer ?

 

Parlons franchement !

 

 

 

 

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Coup de gueule ! Dans le Midi Libre d’hier, je tombe sur un article de Manuel Cudel, sur la  «  la vraie piétonnisation » du centre ville de Narbonne, illustré d’un trombinoscope où figurent ( !) Bascou et les quatre candidats, de droite et du centre droit (tout un programme !) à son fauteuil de maire. A la piétonnisation ( la vraie), ces quatre là s’opposent. Tous nonistes, apprend-t-on ! Mais avec des variations ! Pas très franches du collier. A l’exception d’un Soulié (ça ne s’invente pas !), qui veut lui revenir au passé (on le pardonne, il n’aime pas marcher !). Bien ! Passons vite sur l’effet visuel de cette opposition aussi plurielle que divisée. Sur ce projet, je me suis déjà exprimé, mais je voudrais à présent dire, à cette opposition, ma « vérité ». Après tout,  je peux me tromper ! Tout d’abord, que ce n’est pas en hésitant et tergiversant qu’elle  retrouvera son crédit perdu auprès des narbonnais. Cette ville, elle le sait, ou devrait le savoir, ne peut développer son tourisme et laisser son centre-ville aux mains de quelques égoïstes intérêts petitement négociés ; comme elle n’est pas sans ignorer les arguments qui font de cette « visée », pour la ville et sa région, une vraie nécessité… La piétonisation est à prendre en bloc, comme disait l’autre sur un autre sujet, ou à laisser… Et puis Bascou, enfin, faut-il  le rappeler, poursuit et réalise l’œuvre engagé par Michel Moynier, de sorte que ses anciens « alliés », sans se déjuger, ne peuvent contester ce qui, au final, sera sans doute salué comme une bonne et belle réalisation. Sur un plan plus général, je voudrais dire aussi qu’on ne gagne rien à cultiver la nostalgie du passé ou à « hystériser » le présent ; que les élections intermédiaires, dans un « quinquennat », on peut s’en plaindre mais c’est ainsi, sont désormais l’occasion de votes sanctions; qu’en 2014, on peut sans risque le parier, le phénomène sera amplifié par l’état du pays, qui  rendra obsolète des positionnements « technocratique » et/ou « apolitique »… Quant aux promesses démagogiques, il suffit de penser à l’ampleur des déficits qu’il faudra bien, par la réduction des dépenses publiques financer, pour ne pas insister ! Dire enfin et dire surtout que je rêve d’un débat digne dans le respect des personnes et des convictions de chacun. L’élégance d’un propos, quel qu’il soit, ne nuit jamais à sa force…Bien au contraire!

 

 

Nos députés sont des rentiers !

 

 

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Quelle aubaine pour les marchands de nouvelles ce déballage patrimonial quotidien ! On ne parle que de ça dans les cafés, les cantines et les bureaux. Comme un lundi de ses trouvailles, un dimanche, dans un « vide-grenier » ! Déballer, étaler ! Rien n’y fait. Pour l’avoir vérifié, ça fait plutôt rire sur les marchés. « Vous les croyez, vous ? ». Passons ! Moi, ce qui me frappe surtout c’est le compte en banque de nos députés. Rien, ou presque. Fumeraient-ils leurs billets ? Et surtout leur épargne, toute dans l’immobilier. Rien dans les entreprises ! Un indice de leur confiance dans les « producteurs de richesses ». Sensés gérer le présent et notre avenir, ministres et députés investissent dans la pierre. Comment s’étonner ensuite que le commerce et l’industrie soient si peu prisés par les français. Marx déjà l’avait dit, la France est un pays de rentiers où le « bourgeois »  n’y rêve que de terres et de châteaux. Un diagnostic toujours d’actualité…

Une éruption de moraline, qui , en vérité , est une très maligne combine…

imgres-1-copie-7On n’effeuille pas que des marguerites en ce printemps pluvieux où fleurent des parapluies dans des mains émérites. De nos ministres et députés, irrésistible comme grande marée, une déferlante de probité, républicaine et spontanée, les entraîne à déclarer, et dans la presse étaler, des « avoirs » jusqu’ici classés dans de discrets tiroirs.

Le symptôme alsacien ! Un de plus…

 

 

 

 

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Ce dernier weekend, un fait d’une extrême importance, en Alsace a eu lieu, et nos commentateurs, que nous dirons « cahuzaqués », depuis, dédaigneusement, semblent l’ignorer. Ou le minorer ! Les alsaciens,en effet, par voix référendaire, ont rejeté l’ambitieux et profitable projet de simplifier le « mille feuilles » de leurs collectivités. Un absurde système qui coûte cher en impôts et bureaucratie ; en petites et grandes corruptions aussi, « organisées » par de non moins grands et petits « féodaux », principalement  soucieux de leurs rentes et de leurs seuls intérêts. Chez eux, comme chez nous évidemment ! Echec donc de l’appel au peuple et de la démocratie directe sur un sujet dont tout le monde pourtant s’accorde à dire qu’il est de première nécessité, gâchis historique surtout, qui interroge sur les limites de la démocratie et sur la gouvernabilité de ce pays. Un symptôme de plus qui montre à quel degré d’irresponsabilité collective nous sommes arrivés. Pas vraiment de quoi être fier ! Déjà que, du monde entier, on se gausse de notre arrogante vanité ,ces jours ci malmenée, manquait plus que cette farce de démocratie participative pour l’achever. Pour l’achever est sans doute exagéré, d’autres sans doute viendront parfaire cette lamentable tendance à se complaire dans le désir d’immobilité tout en chantant l’envie de tout changer. Pas de quoi rire, vraiment !

 

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