Sur le style, en littérature, mais pas seulement, cette page lue dans « La culture des idées » de Rémy de Gourmont (1858-1915). Ce matin, juste après mon café. Corsé!
Mes lectures:
«Déprécier l’écriture, c’est une précaution que prennent de temps à autre les écrivains nuls; ils la croient bonne; elle est le signe de leur médiocrité et l’aveu d’une tristesse. Ce n’est pas sans dépit que l’impuissant renonce à la jolie femme aux yeux trop limpides; il doit y avoir de l’amertume dans le dédain public d’un homme qui confesse l’ignorance première de son métier ou l’absence du don sans lequel l’exercice de ce métier est une imposture. Cependant quelques-uns de ces pauvres se glorifient de leur indigence; ils déclarent que leurs idées sont assez belles pour se passer de vêtement, que les images les plus neuves et les plus riches ne sont que des voiles de vanité jetés sur le néant de la pensée, que ce qui importe, après tout, c’est le fond et non la forme, l’esprit et non la lettre, la chose et non le mot, et ils peuvent parler ainsi très longtemps, car ils possèdent une meute de clichés nombreuse et docile, mais pas méchante. Il faut plaindre les premiers et mépriser les seconds et ne leur rien répondre, sinon ceci: qu’il y a deux littératures et qu’ils font partie de l’autre. Deux littératures: c’est une manière de dire provisoire et de prudence, afin que la meute nous oublie, ayant sa part du paysage et la vue du jardin où elle n’entrera pas. S’il n’y avait pas deux littératures et deux provinces, il faudrait égorger immédiatement presque tous les écrivains français; cela serait une besogne bien malpropre et de laquelle, pour ma part, je rougirais de me mêler. Laissons donc; la frontière est tracée; il y a deux sortes d’écrivains: les écrivains qui écrivent et les écrivains qui n’écrivent pas, — comme il y a les chanteurs aphones et les chanteurs qui ont de la voix.»
De l’écomusée de la « ruche et du miel », du côté de Coustouges, dans les Hautes Corbières, au musée des « farces et attrapes », dans le VIII ème arrondissement, le Paris des pouvoirs, notre beau pays s’est fait une spécialité de la conservation patrimoniale. Tout lui fait ventre ! Les fromages et le vin, les arts culinaires et ceux de la mode. Pas un hameau qui ne s’enorgueillisse d’en posséder un, trois fourches et une meule de paille artificielle y suffisant. Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes s’est intéressée à cette « exception nationale » à travers le cas, exemplaire à de multiples égards, du Musée National du Sport. L’expression même du « génie français » Eh bien, figurez vous que ce musée, créé en 1963, détenteur de 600.000 objets et documents, et localisé en principe au Parc des Princes, a un problème ! Un gros problème : il n’a pas de galeries, pas de personnel adapté et donc pas de public. Son coût ! 900.000 euros à l’Etat par an. La raison devrait conduire son Ministre de tutelle à le fermer. L’intérêt du contribuable aussi. Et pourtant je fais ici le pari qu’il n’en sera rien. On ne touche pas au « patrimoine » !
A Carcassonne, une femme de 63 ans, promenait en laisse son compagnon de 40 ans, attaché par le sexe avec une chaînette de 70 cm.
Immédiatement placé en garde à vue ( ! ), le couple aurait déclaré « être accro au sexe », et indiqué qu’il se livrait-là, « à un jeu ».
Innocente et pauvre défense ! Ce seraient ils présentés comme « artistes-associés » réalisant une « performance », que leur » geste » serait aujourd’hui encensé.
Comme le disait Duchamp à propos de sa « pissotière » : placez la donc dans un musée, et elle changera de statut !
Il en est de même pour ce genre d’exhibition.Il suffisait de l’habiller avec d’ autres mots pour qu’elle présente le caractère d’ un authentique happening…
Un moment d’anthologie , cette scène du Guépard réalisée par Visconti. Un face à face entre le prince Salina et son neveu Tancrède qui lui annonce son passage dans le » camp » républicain. Son argument: « Si nous voulons que tout reste comme il est, alors il faut que tout change« .
Elle s’appelle Dolores. Nous l’appelions : Lola ! Elle ne répond plus à l’un comme à l’autre de ses deux prénoms. Lola lui avait été donnée par sa famille. La mienne ! Elle était ma tante, celle par qui les liens étaient maintenus, serrés, avec les cousins et cousines restés en Espagne. À Cox !
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