Devant ma tasse de café (bien chaud), comme ce matin (très tôt), lecture de quatre ou cinq nouvelles d’Annie Saumont. Trois, quatre pages chacune seulement, mais d’une grande densité. Pour les amateurs de ce genre littéraire, son style, son imaginaire et ses thèmes la rapprochent de Raymond Carver : le maître américain ! Rapide, incisive, rien ne lui échappe des peurs, des troubles et des angoisses de personnages aux identités floues, déboussolés, paumés, mal dans leur peau voire carrément tordus. Pas de mièvres bluettes romantiques : des histoires de vie dans lesquelles on parle aussi d’amour, de tendresse. Certaines de ses âmes grises, longtemps, occupent l’esprit ; qu’il m’arrive de croiser au fond d’un bistrot, un soir de « fête » ou tout simplement au coin d’une rue. Quand ce n’est pas devant mon miroir… Le titre de ce recueil *, posé sur ma table, est tiré d’une des dix huit brèves histoires, le composant : « koman sa sécri émé ? ». Très courte : deux pages. Son titre ? SMS ! Un petit bijou : drôle et cruel…
« Il ne faut jamais mettre un homme, sans un entraînement progressif, en face d’une situation qui l’oblige soudainement à réfléchir à plusieurs choses. Le sang afflue au cerveau, le teint passe au violet, le front se plisse, les yeux restent vides, la tête peut devenir aussi grosse que celle d’un académicien. Tout est à craindre en de telles conjonctures, comme du scaphandrier qui remonte à la surface après une importante plongée. Le repos s’impose, et des bains de pieds à la moutarde. » C’est précisément ce que je me disais, ce matin.
Plusieurs anciens soutiens de Benoît Hamon, parmi lesquels l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira ainsi que les maires de Paris et Lille, Anne Hidalgo et Martine Aubry, ont annoncé ce mercredi le lancement d’un nouveau mouvement politique. Cette initiative intervient alors que l’ancien candidat à la présidentielle, Benoît Hamon, a annoncé ce même joiur sur France Inter vouloir lui aussi fonder un nouveau mouvement à gauche. Valls étant déjà parti ailleurs, la décomposition du PS, sous la double pression du mouvement En Marche et de la France Insoumise, s’accélère donc à un rythme soutenu. Doit-on y voir le symptôme, comme Jacques Julliard, de la fin des partis « à la française » – fruits du parlementarisme censitaire de la première moitié du XIXe siècle, du mouvement ouvrier de la seconde, et des mouvements de masse du XXe… –, ou considérer, comme Dominique Reynié, qu’inévitablement : « la crise des vieux partis accouchera d’un nouveau parti semblable aux autres. » Pour ce qui me concerne, si je ne crois pas à leur disparition, leur reproduction à l’identique me semble tout autant improbable. En effet tout « mouvement politique », pour durer et s’inscrire dans le « jeu » parlementaire représentatif doit à l’évidence « s’institutionnaliser ». Cela suppose évidemment une organisation, des financements… Bref ! les « mouvement » en question ne peuvent pas ne pas devenir « sujets de droit » et se doter d’un « appareil » , avec ses élus, ses permanents etc. Ce que je crois, par contre, est que ce bouleversement que représentent l’apparition et la performance d’En Marche et FI, contiennent en germe de nouvelles formes et pratiques partisanes. De sorte que la seule question qui demeure est celle de savoir comment, et à quelles conditions, elles se traduiront dans les faits. Quant aux partis politiques historiques, ils seraient bien avisés eux aussi de s’adapter à cette nouvelle « demande » politique du « corps électoral ». La situation dans laquelle se trouve aujourd’hui le Ps révèle ce qui pourrait bien arriver à d’autres, s’ils restaient en l’état…
Nota : je recommande la lecture de l’article de Jacques Julliard. Disponible en intégralité et en format PDF en cliquant sur (ici)
À table. Sur le mur,ses dernières lunettes,monture fuchsia vif,posées sur la tranche d’un petit tableau. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un […]
Chaque seconde apporte son lot de nouvelles. D’images. D’analyses. De commentaires. Puis de commentaires sur les commentaires. Rien n’arrive seul. Walter Benjamin observait déjà que les événements […]
Vêtements de maçon. Chaussures de sécurité.Il attend. Une cigarette. Quelques pas.Sur le banc, un sac en plastique jaune. Son casse-croûte. Hier, c’était une glacière. Partager : Imprimer(ouvre dans […]
Je ne sais pasce que mon regard, ce soir,va choisir. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail Tweet […]
Quand elle ne sera plus làQuand je serai partiLà-bas où il peut aussi faire jourUn oiseau doit chanter la nuitComme iciEt quand le vent passeLa montagne s’efface𝐿𝘦𝑠 𝑝𝘰𝑖𝘯𝑡𝘦𝑠 𝑏𝘭𝑎𝘯𝑐𝘩𝑒𝘴 𝘥𝑒 𝑙𝘢 […]