Maxime Tandonnet écrit ceci dans un de ses derniers billets : « Ces derniers jours, la France d’en haut, médiatisée, visible, officielle, communie dans un indescriptible enthousiasme, et quasi unanime, à propos de l’élection du plus jeune président de l’histoire, de la faillite des « vieux partis » et de la recomposition politique en marche… Après la déprime de ces dernières années, l’heure est de nouveau à l’optimisme et à l’allégresse médiatique. Il devient incongru de s’interroger sur les ambiguïtés de la situation politique actuelle… »
En réponse à un commentaire fait sur ma page Facebook – le débat portait sur le Brexit! -, j’écrivais ceci, hier: « Je vois aussi dans ce déferlement anti-britannique, le ressentiment français envers une nation qui, elle, n’a pas été occupée par les nazis, ni vu son État pactiser avec eux… » À cela, un de mes amis répondais: « A mon avis, Michel, là, tu vas chercher un peu loin dans l’inconscient… ».
Merdive, Poupoune et Aiden pourront enfin changer de prénom. Plus vite, et « pour moins cher »! Des «petits noms» ridicules de ce genre, ou fabriqués – deux syllabes maximum: nous sommes dans un monde numérique binaire – le site Internet de la Ligue des officiers en recense tous les jours de nouveaux. Aussi Loo-Anh, Petite-Neige et God’s pourront se rebaptiser, républicainement. Finies les moqueries et les brimades dans les cours d’école, notamment. Désormais, chacun pourra changer de prénom beaucoup plus facilement, comme il l’entend.
Ce n’est qu’un « échauffement », mais, le lendemain des résultats des élections régionales de décembre, le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Surtout si l’extrême droite lepeniste gagne une ou deux régions: le Nord Pas de Calais et PACA, ou les perd d’extrême justesse du fait d’un retrait des listes du PS au deuxième tour. À coup sûr, jusqu’en 2017, Marine le Pen et le FN seront placés, par l’ensemble de la « classe journalistique » et « culturelle » et la gauche politique, au centre du débat politique national sur les seuls thèmes de la lutte anti-raciste, notamment, et avec elle, dans le même camp du « mal », la droite dite de gouvernement présentée comme son alliée « objective », pour reprendre une rhétorique utilisée jadis par le PCF et l’extrême gauche afin d’expédier leurs adversaires politiques dans « l’enfer » du discrédit moral.
Billet signé Maxime Tandonnet: « Les navires « poubelles » qui s’échouent sur les côtes européennes chargés de migrants provoquent une émotion intense, fondée sur la conscience des tragédies épouvantables qui poussent les malheureux à fuir à n’importe quel prix, l’ignominie des passeurs criminels qui amassent des fortunes en exploitant la misère et le drame d’une Europe totalement impuissante et désemparée. Au-delà de l’émotion, ces phénomènes nous projettent dans un avenir à la fois si lointain et si proche: 2010.
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