Midi Libre n’a jamais été un journal tranquille. Il est né dans l’après-guerre, dans la poussière des imprimeries que l’on secoue comme on secoue une démocratie neuve. Il portait haut les couleurs d’un Sud qui croyait encore au courage des hommes et aux mots simples. Puis le temps a passé. Et les prédateurs sont arrivés.
État de la langue : syntaxe et vocabulaire. Relevé dans l’édition dominicale du « Midi Libre », ceci, au hasard, parmi tant et tant d’autres perles :
Alain Robert, l’homme araignée : « Ma carrière est fondée sur la capacité de dealer avec ma peur. » ; « je grimpe sans corde, donc la mort, c’est mon paysage » ; « en matière de vêtements, notre espace de liberté diminue tous les jours »
Luis Fernandez, consultant sportif : « Quand je vois l’évolution de ce club, qui vit depuis 47 ans, je ressens un certain ADN »
Lionel Jospin, qu’il est inutile de présenter, dans un « Spécial Mitterand » : « Pour moi toute action au pouvoir est un ensemble »…
Dans une société où tout le monde est bachelier, ou peu s’en faut, c’est à dire où tout bachelier ne peut pas écrire une page sans faire une dizaine de fautes d’orthographe et cinq ou six fautes de syntaxe, qu’un quotidien en truffe ses pages, après tout, n’a rien (hélas !) de surprenant…
Illustration Gabriela Manzoni dont les « comics retournés » (éditions Séguier) sont des » bijoux » d’humour noir. Tous les jours, sur sa page Facebook , elle en expose des échantillons assortis ou pas de commentaires tout aussi acides. Un plaisir de lecture quotidien (ils sont si rares sur ce réseau social, notamment)
Faire part du Midi Libre en première page de cette édition dominicale qui nous annonce la (re !)naissance providentielle dans la joie et l’allégresse de notre divine et virginale enfant Carole ! Que sonnent à toutes volées nos merveilleuses et très inspirées cloches communicantes… Alléluia ! Alléluia !
Dans le Midi Libre de ce jour, Bernard Cazeneuve, l’ancien Premier ministre de François Hollande, dit notamment ceci: « La gauche a elle aussi été rongée par l’égotisme. Elle souffre plus que d’autres courants de pensées de la perte de sens de l’action collective, de ce solipsisme radical qui semble s’être emparé des appareils. Elle doit par ailleurs sortir des postures déconnectées des réalités de notre époque, qui la conduisent trop souvent à se parler à elle-même. Il faut en France un puissant courant social-écologiste, européen et humaniste, qui incarne à la fois la justice sociale, une ambition pour la planète et une préoccupation de l’efficacité économique.
Excellent dossier dans la page « Région » du Midi Libre de ce dimanche, sur les salles de spectacles, multimodales ou pas, et autres centres de congrès de la région, déjà réalisés ou voie de l’être, comme ceux de Carcassonne, Perpignan et Narbonne, notamment. Un dossier signé Manuel Cudel, l’ancien responsable de l’agence narbonnaise du même quotidien.
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