Jean-Christophe Cambadélis assure que si l’un ou l’autre des frondeurs devait l’emporter le 29 janvier, l’unité du PS ne serait en rien menacée. Ce disant, il postule qu’une victoire de Valls également ne pourrait l’affecter.Une analyse osée !
Acculé dans les cordes par « l’opinion » en général, la gauche Montagnarde et une large majorité du Marais de son propre parti et deux offres politiques concurrentes : Mélenchon à la gauche de la gauche et Macron à la droite du PS, ne restait plus à Manuel Valls, après un lent mais obstiné travail de sape, qu’à faire les derniers « gestes politiques » pour faire « sauter » François Hollande et le condamner à expédier les affaires courantes de la France pendant ces 6 derniers mois.
Ce jeune homme est décidément insupportable. On l’attendait sur un plateau de télévision pour y déclarer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, il l’a fait dans un C.F.A de la Seine-Saint-Denis. L’image de journalistes au milieu de « bleus » de travail reniflant des odeurs d’huiles de vidange était du plus bel effet. Depuis, on assiste à un concert quasi unanime de critiques d’une violence inouïe : Brutus, traître, pour tous les tartuffes qui, à gauche, font des procès en traîtrise à François Hollande depuis le début de son quinquennat ; escroc, pour des philosophes « engagés » qui longtemps furent les propagandistes zélés d’un communisme à la mode « Mao » ;
Reconnaissons au moins à J.C Cambadélis une grande lucidité. Il sait correctement analyser les rapports de puissance dans un champ politique : la qualité première de dirigeants du PS passés et formés, comme lui, à l’école « trotskiste » – tendance Lambert. Qu’encore aujourd’hui, le patron du PS considère, même après l’onde de choc provoquée par la publication d’un livre de confidences de François Hollande qui ressemble à une forme de suicide personnel – et donc collectif pour le PS et la Gauche – qu’il n’y a pas d’alternative à la candidature du président sortant, est, de mon point de vue, parfaitement fondée.
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