
J’ai descendu la rue Droite et me suis arrêté devant la vitrine de Libellis.
La seule librairie du centre-ville.
Le dernier Modiano était bien présenté.
Je l’ai acheté.
Elle attendait chacun de ses romans.
Comme les narrateurs de Modiano, elle cherchait parfois, dans ses rêves, sa mère.
Toujours absente.
Elle aimait chez lui cette tonalité douce, blanche, presque ouatée.
Pas de cris.
Pas de grandes scènes.
Une mélancolie basse, persistante.
« Michel, si tu passes devant Libellis, n’oublie pas… »