Ve.26.5.2023
 
Cannes !
 
J’en faisais la confidence à un ami : tout ce cirque médiatique autour du festival de Cannes m’exaspère. Au point que je ne peux plus voir un tapis rouge sans me figurer de pompeuses starlettes aux bras de tragiques barbons ; une croisette aussi où s’exhibe un croustillant mélange de bêtise, de vanités et de puériles mondanités, alliant un ostentatoire luxe à d’insignifiants bavardages. L’autre soir, c’est la tête d’Harrison Ford qui est apparue sur l’écran de ma télé. En gros plan ! Les cheveux coupés à la tronçonneuse, les yeux éteints et la parole banale, les insipides questions du ou de la journaliste qui l’interrogeait, je ne sais plus, visiblement l’accablaient. Un signe ne trompait pas : ses lèvres rétrécies découvrait un magnifique dentier. Quoi de plus insupportable, il est vrai, que ce ton manufacturé, complaisant, et ses poses nonchalantes, affectées de ces spécialistes ciné du monde des médias. Tiens ! sur mon fil de notifications du journal le Monde, j’apprends à l’instant de Benoît Maginel que le cinéma est un acte de survie. Sans rire ! Stupéfié, je clique pour lire les premières phrases de son entretien et découvre qu’il a droit à une olive dans son verre de Dry Martini ; qu’il bombe son torse, déploie ses épaules et qu’il a commandé une vodka tonic, « au cas où ». Sans olive, cela va de soi. Et ceci, tout de même : « le syndrome de l’imposture, ça m’est passé » ! Comme s’il ne s’y baignait pas, Maginel, en ce moment même, dans cet univers du faux semblant, du mensonge et de la fiction. Quelquefois, cependant, j’en conviens, un chef-d’œuvre en émerge. Qui nous montre des éclairs de vérités. Alors, plongé dans le noir d’une salle, on oublie ce festival de Cannes, son bling bling, son anachronique faste, ses outrances et ses ridicules.
 
 
 
 

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Commentaires (1)

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    KRISDEN

    |

    Le Festival de Cannes est devenu un met que l’on vous sert chaque année de façon toujours plus sirupeuse pour cacher la véritable amertume des choses de la vie, notamment rencontrée par toutes ces starts ou starlettes….C’est devenu la promotion du « sucre de canne »… ou l’illusion de la vie.

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