Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne l’été. Le café de la Paix, à Gruissan.

        café de la paix

C’est un café, un vrai : il en a l’air et la patine. Le temps ne semble pas avoir de prise sur ses murs. Il résiste aux paillettes et paillotes à la mode, leurs sonos abrutissantes et leurs tarifs ahurissants. Son intérieur est celui d’un bateau, sobre. Comme ceux qui naviguent loin. Sa terrasse, à angle droit, s’étend sur les trottoirs de la place du maréchal Joffre, qui ouvre sur la rue de la République, en face, et sur la Grande Rue, côté droit, qui mène d’un trait, à l’église du village. C’est dans son prolongement : rue Espert, à une dizaine de mètres environ, que l’on trouve son concurrent : le Joffre. Tout un programme. Un condensé symbolique de la grande histoire… Ce café de la Paix est une de mes querencias. Un de ces lieux sûrs où je me « sens » immédiatement bien. Serein, disponible, attentif et ouvert aux « mille bruits » de la vie. La querencia, pour celui qui l’ignore, est ce lieu dans l’arène où le « toro » est en confiance et sécurité ; celui, invisible, qu’il s’invente comme un refuge et dans les limites duquel le torero ne peut  l’affronter qu’au risque d’un coup de corne fatal. Pierre Veilletet a écrit un très joli livre, profond et sensible, sur les siennes.

Chronique de Narbonne et d’ailleurs. La grande librairie de François Busnel était au Somail, en Narbonnaise…

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Jeudi 28 mai, France 5 diffusait la dernière émission de la saison de La grande librairie. À cette occasion, François Busnel proposait une spéciale « Bibliothèque idéale » pour cet été depuis la librairie « Le trouve tout du livre » au Somail, dans l’Aude, au bord du Canal du Midi, à quelques petits kilomètres de Narbonne. Un site superbe, et une bibliothèque somptueuse. Je m’y rends souvent. On y trouve des livres rares, mais aussi des BD et les nouveautés littéraires du moment. La profondeur du lieu, ses odeurs de vieux bois et de papier, son calme et sa sérénité font de cette librairie hors du commun et du temps, un des derniers refuges où s’isoler à l’abri du vulgaire, de la mode et des marchands de papier… Quant à l’accueil, toujours agréable et courtois, il  ajoute à ce temple des lettres un discret mais puissant sentiment de bien-être.  Celui qui vous enveloppe au moment de pénétrer dans ce monde où les morts et les vivants s’offrent à vous par la grâce de leurs seuls esprits.

Chronique de Narbonne. Les Barques transformées en garage de voitures d’occasion de plein air…

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Au courrier , ce matin, une lettre d’un de mes lecteurs :

« Cher Monsieur. Stupeur! En me promenant sur les Barques hier après midi avec ma petite fille au sortir de son cours de musique, je suis tombé sur une armada d’employés municipaux  occupés à démonter les bancs des Barques (déboulonnage,  transports et chargement dans des camions) … afin de libérer les dites « Barques » pour le prochain salon de l’auto  (voitures d’occasion) … J’en suis resté Baba … Comme brouillage du message politique, on ne fait pas mieux … 

Un petit morceau d’histoire familiale et personnelle : Narbonne 1939-1945.

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C’était il y a quelques semaines de cela. Je venais de terminer l’enregistrement radiophonique de mes « Contre-Regards » hebdomadaires sur Radio Grand Sud FM, quand un rayonnage de livres publiés par des auteurs locaux, et le titre de l’un d’entre eux en particulier : « Narbonne 1939-1945 », écrit par un historien du cru : Gilbert Gaudin, a immédiatement suscité mon intérêt.

Chronique de Narbonne. Que faire du Palais des Arts des Sports et du Travail?

  Palais des Arts, des Sports et du Travail


Dans ma petite ville, il est un grand et volumineux bâtiment public: le Palais des Arts des Sports et du Travail, dont personne ne semble se soucier, alors que, depuis de nombreuses années, son état ne cesse de se dégrader au point, aujourd’hui, d’être entouré de hautes barrières de sécurité afin d’éviter que des plaques entières de « béton-armé » ne tombent sur la tête de curieux, de touristes, de promeneurs ou d’amateurs de l’architecture dite « moderniste ». Des barrières qui rajoutent à l’état de désolation de cet ensemble architectural, comme s’il ne suffisait pas que les marches d’accès à son « jardin » soient défoncées et ses façades, par « plaques », réduites à leurs squelettes de « ferrailles » rouillées. Dernière touche finale pour enlaidir l’ensemble, une structure mobile au design improbable vient, sur son abord immédiat, d’y être installée, pour, m’a-t-on dit, servir de salon de réception lors de manifestations sportives, notamment.

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